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Annexe D : Projet d’inventaire des GES

Vous trouverez ci-dessous un aperçu des hypothèses et des méthodes de calcul utilisées en 2023 pour inventorier nos émissions de GES. Elles sont fondées sur les méthodes du Protocole des GES ayant servi à l’estimation de notre empreinte carbone à l’égard des champs d’application 1, 2 et 3.

Périmètre de contrôle

Notre projet d’inventaire intègre une approche de contrôle opérationnel conforme au Protocole des GES, selon laquelle nous comptabilisons 100 % des émissions provenant de sources sur lesquelles nous exerçons un contrôle opérationnel. Ce contrôle concerne les aspects à l’égard desquels BDO est en mesure d’établir des politiques opérationnelles sur les lieux de travail.

Méthodes et hypothèses d’estimation des émissions

Champ d’application 1 : Émissions directes de GES

L’estimation de nos émissions du champ d’application 1 est fondée sur ce qui suit :

  • BDO produit des émissions du champ d’application 1 par la combustion de gaz naturel. Aucun autre combustible substantiel (brûlé directement) ne produit d’émissions sur nos lieux de travail.
  • Estimant que les réfrigérants et autres sources d’émissions fugitives étaient d’une importance négligeable, nous avons considéré qu’ils ne contribuaient pas à nos émissions.

Champ d’application 2 : Émissions indirectes de GES

Nos émissions du champ d’application 2 sont liées à la production de l’électricité et de la vapeur que nous achetons. Quelques-uns de nos lieux de travail utilisent de la chaleur ou de la vapeur achetée et ont été inclus dans l’estimation de nos émissions du champ d’application 2.

Nous avons considérablement amélioré nos procédés de collecte de données et continuons d’employer des méthodes d’extrapolation pour calculer les émissions des lieux de travail sur lesquels nous n’avons pas de données.

Le calcul des émissions des champs d’application 1 et 2 est fondé sur ce qui suit :

  • Données sur l’électricité : Nous disposions de données sur 68 % de la superficie totale des espaces loués, une nette amélioration par rapport aux 44 % de 2022.
  • Données sur le gaz naturel : Nous avons commencé en 2023 à compiler des données exhaustives sur les lieux de travail qui utilisent du gaz naturel. Usant de prudence dans notre extrapolation des émissions du champ d’application 1, nous avons tenu pour acquis que tous les lieux de travail faisant partie de notre périmètre de contrôle opérationnel utilisaient du gaz naturel.
  • Empreinte immobilière : Pour les bureaux dont les données sur l’entretien des aires communes ne sont pas ventilées, nous avons estimé un pourcentage en fonction des critères de certification LEED et des normes de l’Association des propriétaires et gestionnaires de bâtiments (« BOMA ») pour l’évaluation des immeubles au Canada par l’Institut canadien des évaluateurs.
  • Lieux de travail sans données disponibles : Pour les lieux de travail sans données précises sur les espaces loués, nous avons utilisé la superficie médiane de tous les lieux de travail connus et extrapolé la consommation d’énergie en kilowattheures (kWh) par mois et par pied carré.
  • Provinces sans données sur les émissions : Dans les provinces où nous ne disposons d’aucune donnée sur nos lieux de travail, nous avons utilisé les facteurs les plus prudents de la province où ils sont les plus élevés et les avons multipliés par la superficie totale de nos bureaux pour estimer nos émissions.

Champ d’application 3 : Autres émissions indirectes de GES

Voici les catégories de nos émissions du champ d’application 3 :

  • Catégorie 1 : Biens et services achetés
  • Catégorie 2 : Biens de production
  • Catégorie 4 : Transport et distribution en amont
  • Catégorie 5 : Déchets issus des activités
    • Nous avons utilisé la modélisation des entrées-sorties étendue à l’environnement fondée sur les dépenses pour estimer les émissions de ces quatre catégories. Pour convertir le total des dépenses en émissions estimées, nous avons eu recours aux facteurs d’émission 2021 de l’Environmental Protection Agency des États-Unis pour les chaînes d’approvisionnement, que nous avons rajustés en fonction des taux de change et d’inflation appropriés (par exemple, selon l’indice des prix à la consommation).

      En 2023, nous avons abandonné la méthode de calcul des déchets fondée sur l’extrapolation au profit de la modélisation des entrées-sorties étendue à l’environnement. Nous sommes conscients de la difficulté de recueillir des données sur la production de déchets, qu’ils soient destinés à l’enfouissement, recyclables ou organiques. Dans la plupart des lieux de travail que nous louons, la gestion des déchets est confiée à des entreprises externes qui ne compilent aucune donnée sur la quantité de déchets produite. Nous continuerons de nous efforcer de corriger cette lacune de concert avec nos courtiers et nos gestionnaires immobiliers.

  • Catégorie 3 : Utilisation de carburants et d’énergie
    • En 2022, nous n’avions pas inclus cette catégorie dans notre présentation, car nous estimions que les émissions concernées faisaient partie des données propres aux champs d’application 1 et 2. Nous avons revu cette approche en 2023, estimant désormais que notre démarche de carboneutralité nécessitait que cette catégorie soit présentée à part, puisque la SBTi en tient compte dans sa procédure de vérification.
  • Catégorie 5 : Production d’eaux usées
    • Puisque le jeu de données utilisé aux fins de notre premier inventaire des GES était incomplet, nous avons extrapolé notre production d’eaux usées à partir de ce qui suit :
      • Nous nous sommes servi des données disponibles pour estimer la consommation d’eau par personne et avons appliqué cette estimation à la moyenne quotidienne de l’effectif présent au bureau de janvier à décembre 2023.
      • Le pourcentage des employés qui se rendent au bureau est calculé à partir des données sur les ouvertures de session compilées par le Service TI entre janvier et décembre 2023.
  • Catégorie 6 : Déplacements professionnels
    • Pour estimer les émissions attribuables à nos déplacements professionnels en 2023, nous avons opté pour la méthode fondée sur les dépenses. Nous avons eu recours aux facteurs d’émission 2021 de l’Environmental Protection Agency des États-Unis pour les chaînes d’approvisionnement, que nous avons rajustés en fonction des taux de change et d’inflation appropriés (par exemple, selon l’indice des prix à la consommation).
  • Catégorie 7 : Déplacements domicile-travail et télétravail
    • Les déplacements domicile-travail de nos employés contribuent à nos émissions du champ d’application 3. Compte tenu du peu de données disponibles sur le type de carburant consommé, sur sa quantité et sur son coût de même que sur les modes de transport utilisés par les employés, nous avons estimé les émissions à partir des données moyennes sur les habitudes de déplacements.

      Le taux de participation à notre sondage sur le sujet s’est élevé à 41 %, par rapport à 29 % en 2022. Le pourcentage des employés qui se rendent au bureau est calculé à partir des données sur les ouvertures de session compilées par le Service TI entre janvier et décembre 2023.

      Pour estimer les émissions attribuables au télétravail, nous nous sommes basés sur le mode d’alimentation le plus élevée du matériel informatique actuellement fourni aux employés. Ce calcul est fondé sur la consommation d’électricité du modèle d’ordinateur le plus couramment utilisé et suppose une durée de fonctionnement moyenne de huit heures par jour.

  • Catégorie 13 : Actifs loués en aval
    • Parmi les lieux de travail compris dans notre périmètre de présentation, quatre sont sous-loués. Ces bureaux représentent environ 4 % de la superficie totale occupée par BDO Canada.

      Dans le but de produire de meilleures estimations, nous cherchons continuellement à améliorer la qualité de nos données et de leur processus de collecte. Nous pourrions ainsi décider de recalculer les émissions de notre année de référence dans les cas suivants :

      • Changements structurels au sein du cabinet;
      • Changements apportés à la méthode de calcul ou amélioration du degré d’exactitude des facteurs d’émission et des données sur les activités ayant une incidence considérable sur les estimations de l’année de référence;
      • Découverte d’erreurs majeures.