Budget fédéral de 2025
Découvrez les effets du budget fédéral 2025 sur votre entreprise et sur vous.
Axé sur la croissance durable, la résilience et la transformation numérique, le budget de 2025 comprend l’expansion de projets d’énergie renouvelable, la modernisation des réseaux de transport, l’accélération du déploiement de l’infrastructure numérique et le renforcement du soutien aux installations communautaires.
Le budget met en avant le Fonds pour bâtir des collectivités fortes afin de dégager 51 milliards de dollars sur dix ans à partir de 2026-2027 (y compris les fonds déjà engagés) pour soutenir les infrastructures locales. Ce fonds mettra au premier plan les infrastructures favorisant l’accès au logement, notamment les rénovations majeures, les établissements de santé et l’amélioration des campus d’enseignement supérieur, pour répondre au développement des communautés canadiennes.
Dans le but d’améliorer l’accès aux marchés internationaux, le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux prévoit 5 milliards de dollars sur sept ans pour financer des projets d’infrastructure qui renforcent les chaînes d’approvisionnement et facilitent la circulation efficace des marchandises au Canada et à l’étranger. Les projets de toutes tailles seront admissibles, et un accent particulier sera mis sur le développement et la modernisation des ports, des aéroports et des réseaux ferroviaires à l’échelle nationale.
Le Bureau des grands projets, qui accélérera les projets transformateurs dans les domaines de l’énergie, du commerce et des transports dans tout le pays, est un autre élément de la mission d’envergure nationale du gouvernement. Il met l’accent sur les projets d’intérêt national à grande échelle dotés d’infrastructures à forte portée plutôt que sur les actifs communautaires courants, notamment l’exploitation de minéraux critiques dans la mine Sisson au Nouveau-Brunswick, le projet de nickel Crawford en Ontario, le projet de gaz naturel liquéfié Ksi Lisims en Colombie-Britannique et le projet hydroélectrique Iqaluit Nukkiksautiit.
Le projet de loi C-5, la Loi sur l’unicité de l’économie canadienne, vise à simplifier l’approbation des projets d’infrastructure d’intérêt national et revêt un intérêt particulier pour le secteur. Ainsi, le Bureau des grands projets réduira de cinq à deux ans le délai d’approbation des projets et coordonnera ses approbations avec celles de plusieurs organismes de réglementation fédéraux afin d’accélérer la mise en œuvre des projets.
Les promoteurs de projets d’infrastructure doivent se préparer à des délais accélérés, à une surveillance réglementaire renforcée et à une pression accrue afin de coordonner le tout avec les parties prenantes fédérales, provinciales, autochtones et privées.
Plus que jamais, les organisations canadiennes doivent adopter une approche dynamique en matière de planification du capital destiné aux infrastructures en misant sur la durabilité, la préparation à la technologie et les répercussions sur la collectivité. L’attribution stratégique des fonds dépendra de la capacité à aligner les projets sur les principales priorités fédérales et à satisfaire aux nouvelles exigences.
Carte provenant du site Web du gouvernement du Canada.
L’engagement de 19 milliards de dollars du gouvernement dans le budget fédéral de 2025 représente une première étape pour combler les lacunes en matière d’infrastructures destinées aux communautés autochtones, que l’Assemblée des Premières Nations a estimées à 349,2 milliards de dollars.
Un partenariat et une consultation continus et significatifs avec les populations autochtones sont essentiels à la réussite des projets d’infrastructure. Le Bureau des grands projets bénéficie du soutien du Conseil consultatif autochtone, qui veille à ce que le partenariat et la participation économique des peuples autochtones soient au cœur de tous les grands projets mis en place au Canada.
Les petites municipalités du Canada ont du mal à accéder au financement et à le déployer en raison d’un manque de personnel et d’une capacité de construction insuffisante. Elles peuvent également avoir une expertise lacunaire en matière d’approvisionnement et peiner à attirer des entrepreneurs qualifiés.
Les municipalités pourraient donc devoir collaborer entre elles pour accroître leur pouvoir d’achat et obtenir du financement du gouvernement fédéral dans le cadre du Fonds pour bâtir des collectivités fortes.
La promotion de l’électricité propre, le resserrement de la réglementation sur le méthane, le soutien à la tarification du carbone industriel et le respect des lignes directrices en matière d’investissement durable ne sont que quelques-unes des mesures proposées dans le budget pour renforcer la compétitivité du Canada sur le plan du climat.
Ainsi, pour aller de l’avant, les projets d’infrastructure devront s’aligner sur des objectifs de carboneutralité et de propreté énergétique, entre autres l’électrification des transports, la construction de bâtiments écoénergétiques et la modernisation des réseaux d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées.
Le gouvernement fédéral propose d’accorder 925,6 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir une infrastructure publique d’IA à grande échelle pour augmenter la capacité nationale de calcul de l’IA et soutenir la recherche publique et privée.
L’infrastructure numérique prend sa place dans le cadre élargi des infrastructures, les promoteurs de l’infrastructure devant par conséquent se préparer à ce changement.
Malgré l’accord de financement à des projets locaux et nationaux, le Canada ne dispose pas, à l’heure actuelle, d’une capacité de construction et d’une main-d’œuvre qualifiée suffisantes pour mener à bien les projets. Bon nombre d’entreprises de construction et de métiers spécialisés sont concentrés dans certaines régions, et les normes de certification varient d’une province à l’autre, ce qui complique les mouvements transfrontaliers de la main-d’œuvre.
Malgré les réformes visant à rendre la main-d’œuvre plus mobile, celle-ci demeure insuffisante. Les organisations du secteur des infrastructures devront renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement en main-d’œuvre et gérer la concurrence entre les provinces pour attirer les entrepreneurs et les ouvriers qualifiés.
Même si des investissements records dans les infrastructures canadiennes sont prévus dans le budget fédéral de 2025, les fonds fédéraux ne suffiront pas. Le gouvernement adopte un cadre de budgétisation des investissements qui met l’investissement en capital au premier plan. Ce cadre établit une distinction entre les dépenses courantes de fonctionnement et les investissements en capital, ce qui pourrait rendre les projets plus attrayants pour les investisseurs.
Le Canada cherche à créer un environnement économique plus dynamique en élargissant les outils de financement des infrastructures afin d’encourager les investisseurs institutionnels à réinvestir davantage dans le marché canadien. Le secteur des infrastructures doit se préparer à un flux continu de projets découlant d’un regain d’intérêt pour les partenariats public-privé. On prévoit également une hausse des fonds voués aux infrastructures en raison d’un intérêt croissant du capital privé pour les investissements offrant des flux de trésorerie stables et prévisibles sur une longue période, une protection intégrée contre l’inflation et une faible corrélation avec les marchés publics.
Tandis que le gouvernement fédéral et le Bureau des grands projets souhaitent réduire les formalités administratives pour accélérer les processus réglementaires, chaque intervenant devra faire preuve d’un grand courage politique pour signaler quand, où et comment les exigences fédérales, provinciales et municipales créent des inefficacités et favorisent l’évitement des risques au détriment de leur gestion.
D’ordinaire, les Administrations publiques ne sont pas invitées à prendre des risques ni à accélérer les approbations, mais plutôt à suivre le processus, quelle qu’en soit la durée. Il faudra faire preuve de courage politique, de volonté et de leadership pour veiller à ce qu’elles adoptent une stratégie de gestion des risques agile conciliant responsabilité, transparence, efficacité et progrès.
En plus des exigences resserrées en matière de collaboration avec les peuples autochtones, de transparence et de développement durable, il importe de porter une attention particulière à l’évolution des exigences de conformité, aux perturbations dans la chaîne d’approvisionnement et aux contraintes de capacité.
Ces mesures pratiques favoriseront la réussite de votre organisation :
Qu’il s’agisse d’évaluer l’admissibilité d’un projet, de préparer une demande de financement, de mettre en place des stratégies d’approvisionnement résilientes, d’analyser les risques liés à l’approvisionnement ou de vous accompagner d’une autre façon, nos équipes pluridisciplinaires mettent à profit leur expertise sectorielle afin de veiller à ce que vos projets d’infrastructure respectent les délais, le budget et les normes fédérales.
Grâce à une démarche collaborative axée sur les données, nous visons à offrir une valeur durable tout en accompagnant les clients à chaque phase du cycle de vie des projets d’infrastructure.
Communiquez avec nos responsables pour discuter de l’harmonisation avec les priorités de financement actuelles de vos plans en matière de capitaux et de vos propositions de projets. Une consultation nous permettra d’évaluer l’état de préparation de votre projet, son positionnement stratégique ainsi que les possibilités de partenariat et de financement.