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Incidence du budget de 2025 sur l’avenir du secteur des infrastructures au Canada

Éléments clés pour assurer la réussite de vos projets

Mis à jour le : 10 décembre 2025

Dans le budget fédéral de 2025, le gouvernement privilégie une orientation visant à bâtir un Canada fort : une stratégie globale pour bâtir, protéger et renforcer le pays devant les importants changements économiques survenant dans le monde. Fort de sa volonté d’investir durablement dans le pays, il propose des mesures d’une ampleur et d’une rapidité sans précédent. 

La somme de 115 milliards de dollars sera investie sur cinq ans dans les grandes infrastructures du XXIe siècle, dont 54 milliards pour les infrastructures publiques essentielles (eau potable, eaux usées et transports en commun), 37 milliards pour d’autres infrastructures et actifs (santé et innovation), 19 milliards pour les infrastructures des communautés autochtones et des municipalités et 5 milliards pour les infrastructures liées au commerce et au transport.

Ainsi, une grande part des fonds publics sera consacrée aux infrastructures. Pour les organisations actives dans la transition énergétique, les transports, l’infrastructure numérique et l’infrastructure communautaire, c’est le moment de se concentrer sur les occasions et les enjeux stratégiques en matière de planification, de financement, d’approvisionnement et d’affectation des capitaux à long terme. À défaut de le faire, elles risquent de passer à côté du financement offert, d’accuser des retards dans la planification et l’approbation des investissements ou de perdre en compétitivité à l’étape de la conclusion de partenariats et de contrats.

Initiatives majeures en matière d’infrastructures redéfinissant la planification des capitaux des organisations canadiennes

Axé sur la croissance durable, la résilience et la transformation numérique, le budget de 2025 comprend l’expansion de projets d’énergie renouvelable, la modernisation des réseaux de transport, l’accélération du déploiement de l’infrastructure numérique et le renforcement du soutien aux installations communautaires.

Le budget met en avant le Fonds pour bâtir des collectivités fortes afin de dégager 51 milliards de dollars sur dix ans à partir de 2026-2027 (y compris les fonds déjà engagés) pour soutenir les infrastructures locales. Ce fonds mettra au premier plan les infrastructures favorisant l’accès au logement, notamment les rénovations majeures, les établissements de santé et l’amélioration des campus d’enseignement supérieur, pour répondre au développement des communautés canadiennes.  

Dans le but d’améliorer l’accès aux marchés internationaux, le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux prévoit 5 milliards de dollars sur sept ans pour financer des projets d’infrastructure qui renforcent les chaînes d’approvisionnement et facilitent la circulation efficace des marchandises au Canada et à l’étranger. Les projets de toutes tailles seront admissibles, et un accent particulier sera mis sur le développement et la modernisation des ports, des aéroports et des réseaux ferroviaires à l’échelle nationale.  

Le Bureau des grands projets, qui accélérera les projets transformateurs dans les domaines de l’énergie, du commerce et des transports dans tout le pays, est un autre élément de la mission d’envergure nationale du gouvernement. Il met l’accent sur les projets d’intérêt national à grande échelle dotés d’infrastructures à forte portée plutôt que sur les actifs communautaires courants, notamment l’exploitation de minéraux critiques dans la mine Sisson au Nouveau-Brunswick, le projet de nickel Crawford en Ontario, le projet de gaz naturel liquéfié Ksi Lisims en Colombie-Britannique et le projet hydroélectrique Iqaluit Nukkiksautiit. 

Le projet de loi C-5, la Loi sur l’unicité de l’économie canadienne, vise à simplifier l’approbation des projets d’infrastructure d’intérêt national et revêt un intérêt particulier pour le secteur. Ainsi, le Bureau des grands projets réduira de cinq à deux ans le délai d’approbation des projets et coordonnera ses approbations avec celles de plusieurs organismes de réglementation fédéraux afin d’accélérer la mise en œuvre des projets. 

Les promoteurs de projets d’infrastructure doivent se préparer à des délais accélérés, à une surveillance réglementaire renforcée et à une pression accrue afin de coordonner le tout avec les parties prenantes fédérales, provinciales, autochtones et privées.

Plus que jamais, les organisations canadiennes doivent adopter une approche dynamique en matière de planification du capital destiné aux infrastructures en misant sur la durabilité, la préparation à la technologie et les répercussions sur la collectivité. L’attribution stratégique des fonds dépendra de la capacité à aligner les projets sur les principales priorités fédérales et à satisfaire aux nouvelles exigences.

Carte du Canada illustrant les emplacements des projets d’infrastructure financés par le budget fédéral.
  1. Agrandissement de la mine Red Chris, Nord-Ouest de la Colombie-Britannique
  2. Terminal GNL de Ksi Lisims, Île Pearse, Colombie-Britannique
  3. Ligne de transport d’électricité de la côte nord (phase 3), Nord-Ouest de la Colombie-Britannique
  4. LNG Canada phase 2, Kitimat, Colombie-Britannique
  5. Ligne de transport d’électricité de la côte nord (phase 2), Nord-Ouest de la Colombie-Britannique
  6. Ligne de transport d’électricité de la côte nord (phase 1), Nord-Ouest de la Colombie-Britannique
  1. Projet de mine de cuivre de Foran à McIlvenna Bay, Centre-est, Saskatchewan
  2. Projet nickélifère Crawford de la société Canada Nickel, Timmins, Ontario
  3. Nouvelle centrale nucléaire, Bowmanville, Ontario
  4. Mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite, Saint-Michel-des-Saints Québec
  5. Projet de terminal à conteneurs de Contrecœur, Contrecoeur, Quebéc
  6. Northcliff Resources’ Mine Sisson, Sisson Brook, Nouveau-Brunswick
  7. Projet hydroélectrique de la Nunavut Nukkiksautiit Corporation à Iqaluit, Iqaluit, Le Nunavut

Carte provenant du site Web du gouvernement du Canada.

Que doivent savoir les organisations canadiennes du secteur des infrastructures pour comprendre les nouvelles affectations et priorités de financement?

Un partenariat significatif avec les peuples autochtones est indispensable

L’engagement de 19 milliards de dollars du gouvernement dans le budget fédéral de 2025 représente une première étape pour combler les lacunes en matière d’infrastructures destinées aux communautés autochtones, que l’Assemblée des Premières Nations a estimées à 349,2 milliards de dollars. 

Un partenariat et une consultation continus et significatifs avec les populations autochtones sont essentiels à la réussite des projets d’infrastructure. Le Bureau des grands projets bénéficie du soutien du Conseil consultatif autochtone, qui veille à ce que le partenariat et la participation économique des peuples autochtones soient au cœur de tous les grands projets mis en place au Canada. 

La collaboration entre petites municipalités permettra d’accroître le pouvoir d’achat

Les petites municipalités du Canada ont du mal à accéder au financement et à le déployer en raison d’un manque de personnel et d’une capacité de construction insuffisante. Elles peuvent également avoir une expertise lacunaire en matière d’approvisionnement et peiner à attirer des entrepreneurs qualifiés.

Les municipalités pourraient donc devoir collaborer entre elles pour accroître leur pouvoir d’achat et obtenir du financement du gouvernement fédéral dans le cadre du Fonds pour bâtir des collectivités fortes.

Le climat, l’énergie propre et le développement durable sont incontournables

La promotion de l’électricité propre, le resserrement de la réglementation sur le méthane, le soutien à la tarification du carbone industriel et le respect des lignes directrices en matière d’investissement durable ne sont que quelques-unes des mesures proposées dans le budget pour renforcer la compétitivité du Canada sur le plan du climat.  

Ainsi, pour aller de l’avant, les projets d’infrastructure devront s’aligner sur des objectifs de carboneutralité et de propreté énergétique, entre autres l’électrification des transports, la construction de bâtiments écoénergétiques et la modernisation des réseaux d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées.

Le soutien à l’infrastructure numérique s’intensifie

Le gouvernement fédéral propose d’accorder 925,6 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir une infrastructure publique d’IA à grande échelle pour augmenter la capacité nationale de calcul de l’IA et soutenir la recherche publique et privée.

L’infrastructure numérique prend sa place dans le cadre élargi des infrastructures, les promoteurs de l’infrastructure devant par conséquent se préparer à ce changement.

Les entraves liées à la chaîne d’approvisionnement et à la main-d’œuvre ralentissent les projets

Malgré l’accord de financement à des projets locaux et nationaux, le Canada ne dispose pas, à l’heure actuelle, d’une capacité de construction et d’une main-d’œuvre qualifiée suffisantes pour mener à bien les projets. Bon nombre d’entreprises de construction et de métiers spécialisés sont concentrés dans certaines régions, et les normes de certification varient d’une province à l’autre, ce qui complique les mouvements transfrontaliers de la main-d’œuvre. 

Malgré les réformes visant à rendre la main-d’œuvre plus mobile, celle-ci demeure insuffisante. Les organisations du secteur des infrastructures devront renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement en main-d’œuvre et gérer la concurrence entre les provinces pour attirer les entrepreneurs et les ouvriers qualifiés.

Les partenariats public-privé stimuleront les investissements à long terme

Même si des investissements records dans les infrastructures canadiennes sont prévus dans le budget fédéral de 2025, les fonds fédéraux ne suffiront pas. Le gouvernement adopte un cadre de budgétisation des investissements qui met l’investissement en capital au premier plan. Ce cadre établit une distinction entre les dépenses courantes de fonctionnement et les investissements en capital, ce qui pourrait rendre les projets plus attrayants pour les investisseurs.  

Le Canada cherche à créer un environnement économique plus dynamique en élargissant les outils de financement des infrastructures afin d’encourager les investisseurs institutionnels à réinvestir davantage dans le marché canadien. Le secteur des infrastructures doit se préparer à un flux continu de projets découlant d’un regain d’intérêt pour les partenariats public-privé. On prévoit également une hausse des fonds voués aux infrastructures en raison d’un intérêt croissant du capital privé pour les investissements offrant des flux de trésorerie stables et prévisibles sur une longue période, une protection intégrée contre l’inflation et une faible corrélation avec les marchés publics. 

Il est nécessaire de passer de l’évitement des risques à la gestion des risques

Tandis que le gouvernement fédéral et le Bureau des grands projets souhaitent réduire les formalités administratives pour accélérer les processus réglementaires, chaque intervenant devra faire preuve d’un grand courage politique pour signaler quand, où et comment les exigences fédérales, provinciales et municipales créent des inefficacités et favorisent l’évitement des risques au détriment de leur gestion.

D’ordinaire, les Administrations publiques ne sont pas invitées à prendre des risques ni à accélérer les approbations, mais plutôt à suivre le processus, quelle qu’en soit la durée. Il faudra faire preuve de courage politique, de volonté et de leadership pour veiller à ce qu’elles adoptent une stratégie de gestion des risques agile conciliant responsabilité, transparence, efficacité et progrès.

Mesures pratiques pour assurer la réussite des projets d’infrastructure

En plus des exigences resserrées en matière de collaboration avec les peuples autochtones, de transparence et de développement durable, il importe de porter une attention particulière à l’évolution des exigences de conformité, aux perturbations dans la chaîne d’approvisionnement et aux contraintes de capacité. 

Ces mesures pratiques favoriseront la réussite de votre organisation :

1
Évaluer l’admissibilité des projets
Passer en revue les programmes pour confirmer que les projets proposés satisfont aux critères de financement du budget, en portant une attention particulière aux exigences liées à la durabilité, à l’inclusion et à la préparation.
2
Élaborer une analyse de rentabilité solide
Présenter clairement les avantages des projets, leur viabilité financière et la façon dont ils répondent aux priorités fédérales en s’appuyant sur une analyse fondée sur des données et sur la mobilisation des parties prenantes.
3
Renforcer les partenariats
Favoriser une collaboration significative avec les Administrations locales, les communautés autochtones et les partenaires du secteur privé de façon à accroître la portée des projets et la compétitivité pour obtenir du financement.
4
Veiller à la conformité
S’assurer de pouvoir respecter les normes en matière de présentation d’informations, d’approvisionnement et d’environnement en sollicitant des conseils stratégiques au besoin.
5
Prendre les devants et agir sans tarder
Établir un dialogue transparent avec les administrateurs de programmes et les organismes de financement pour clarifier les attentes et les échéanciers de dépôt.
6
Gérer les risques de façon éclairée
Passer de l’évitement des risques à la gestion des risques en prenant des décisions rapidement tout en respectant les exigences réglementaires en matière de transparence et de responsabilité imposées par les organismes de réglementation. 

Le budget de 2025 ouvre la voie à une accélération des projets d’infrastructure. Votre organisation est-elle prête?

Qu’il s’agisse d’évaluer l’admissibilité d’un projet, de préparer une demande de financement, de mettre en place des stratégies d’approvisionnement résilientes, d’analyser les risques liés à l’approvisionnement ou de vous accompagner d’une autre façon, nos équipes pluridisciplinaires mettent à profit leur expertise sectorielle afin de veiller à ce que vos projets d’infrastructure respectent les délais, le budget et les normes fédérales.

Nos services-conseils intégrés s’adaptent à l’évolution des besoins des responsables de projets d’infrastructure. Nous proposons les services suivants :

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Planification stratégique
Accompagnement pour harmoniser les projets d’infrastructure avec les priorités de financement fédérales et provinciales.
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Cadres de partenariat
Perspectives sur la concertation et la collaboration avec les communautés autochtones, les partenaires du secteur privé et les Administrations publiques.
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Soutien à la conformité
Expertise dans la gestion des nouveaux cadres d’approvisionnement, des obligations de communication d’informations et des changements réglementaires.
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Intégration de la durabilité
Recommandations sur l’intégration des critères liés à la durabilité dans la planification, la réalisation et l’évaluation des projets.
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Transformation numérique
Solutions pour mettre à profit la technologie dans la gestion des actifs, la mobilisation des parties prenantes et la gestion des risques.
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Renforcement des capacités
Formation et gestion du changement pour assurer la préparation aux nouvelles normes et pratiques.
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Planification fiscale liée à la constitution de fonds
Expertise en structuration de fonds en fonction des motivations fiscales des investisseurs.

Grâce à une démarche collaborative axée sur les données, nous visons à offrir une valeur durable tout en accompagnant les clients à chaque phase du cycle de vie des projets d’infrastructure.

Communiquez avec nos responsables pour discuter de l’harmonisation avec les priorités de financement actuelles de vos plans en matière de capitaux et de vos propositions de projets. Une consultation nous permettra d’évaluer l’état de préparation de votre projet, son positionnement stratégique ainsi que les possibilités de partenariat et de financement.