En bref :
Dans quelle mesure les dépenses sont-elles déductibles?
Quelles sont les dépenses déductibles?
Frais de bureau à domicile ou de location de bureau
Considérations spéciales pour les propriétaires exploitants
Planification en vue d’augmenter les allégements fiscaux
Cas particuliers
Documentation relative aux frais
Remboursements de TPS/TVH/TVQ
Nous sommes là pour vous
Dans quelle mesure les dépenses sont-elles déductibles?
En vertu des lois fiscales canadiennes, les employés peuvent uniquement déduire les dépenses spécifiquement permises. Contrairement aux particuliers qui dirigent leur propre entreprise, les employés ne peuvent s’appuyer sur aucune règle générale pour déduire les dépenses raisonnables engagées afin de générer un revenu d’emploi. La réduction des impôts pose donc tout un défi pour eux.
Exception faite de certaines dépenses, telles que des cotisations à des régimes de retraite ou des cotisations syndicales ou professionnelles, les dépenses d’un employé ne peuvent être déduites que si un critère de base est respecté : ce dernier doit être tenu, en vertu de son contrat de travail, d’assumer ses propres dépenses. L’employé doit donc s’assurer que son employeur signe le formulaire T2200, Déclaration des conditions de travail, attestant cette exigence. Il n’est pas nécessaire de faire parvenir ce formulaire à l’ARC, mais l’employé doit le conserver en cas de vérification.
Dépenses des vendeurs à commission
Les règles applicables aux vendeurs à commission sont un peu plus généreuses. En plus de certaines dépenses précises, ils peuvent déduire toutes les dépenses raisonnables engagées dans le but de gagner un revenu calculé selon le montant des ventes qu’ils génèrent (comme les commissions).
Pour pouvoir déduire des dépenses à titre de vendeur, vous devez répondre aux critères suivants :
- Votre contrat de travail doit exiger que vous assumiez vos propres dépenses;
- Vous devez normalement être tenu d’accomplir votre travail hors du lieu d’affaires de votre employeur (p. ex., chez des clients);
- Votre rémunération doit être basée en tout ou en partie sur des commissions ou d’autres montants, comme des primes calculées en fonction du volume des ventes ou des contrats négociés;
- Vous ne devez pas recevoir d’allocation de déplacement non imposable;
- Vous devez conserver un exemplaire du formulaire T2200 signé par votre employeur.
Si vous déduisez des dépenses à titre de vendeur à commission, vous devez tenir compte de quelques points. D’abord, les dépenses sont déductibles seulement jusqu’à concurrence de votre revenu en commissions. Si vos dépenses excèdent ce revenu, l’excédent ne sera pas déductible et ne pourra pas être reporté sur une autre année afin d’être déduit des revenus alors gagnés.
Ensuite, certaines dépenses demeurent toujours déductibles du revenu pour tout employé, même s’il est rémunéré à salaire. Vous devriez utiliser les règles pour les vendeurs à commission seulement si elles vous permettent d’obtenir des déductions qui seraient refusées aux salariés. Les frais de repas et de représentation sont de bons exemples de dépenses qui ne sont déductibles que par un vendeur. Par conséquent, pour éviter que vos dépenses excèdent vos commissions, vous devriez songer d’abord à déduire vos dépenses en vertu des règles applicables aux employés salariés et n’appliquer les règles visant les vendeurs à commission que si elles permettent d’obtenir une déduction plus élevée.
Quelles sont les dépenses déductibles?
Examinons quelles sont les dépenses déductibles. Vous trouverez ci-dessous un tableau comparatif des dépenses déductibles pour les employés salariés, les vendeurs à commission et les travailleurs autonomes. Vers la fin du présent bulletin, nous discuterons brièvement de la possibilité de réorganiser vos affaires pour devenir travailleur autonome à titre d’entrepreneur indépendant.
| Dépenses | Employé salarié | Vendeurs à commission | Entrepreneur indépendant |
|---|---|---|---|
| Cotisations professionnelles | Oui | Oui | Oui |
| Cotisations syndicales | Oui | Oui | S. O. |
| Salaire versé à un adjoint | Oui | Oui | Oui |
| Fournitures utilisées | Oui | Oui | Oui |
| Frais de déplacement | Oui | Oui | Oui |
| Dépenses en capital | Voir ci-dessous | Voir ci-dessous | Oui |
| Frais de location de matériel de bureau | Non | Oui | Oui |
| Frais d’intérêts | Non | Non | Oui |
| Frais de repas et de représentation | Non | Oui | Oui |
| Frais de bureau à domicile ou de location de bureau | Oui | Oui | Oui |
Nous examinerons plus en détail les différents postes de dépenses. Lisez attentivement les commentaires à leur sujet afin de déterminer si vous pouvez déduire chacune de ces dépenses. Nous avons également prévu une section distincte pour les frais liés à un bureau à domicile. Les règles à cet égard sont complexes et les types de frais que vous pouvez déduire varient selon que vous êtes un employé salarié, un vendeur à commission ou un entrepreneur indépendant.
Dans certaines circonstances, un employé peut déduire les coûts associés à l’embauche d’un adjoint. Cette situation est très inhabituelle, puisque, dans la plupart des cas, ce sont les employeurs qui embauchent les adjoints de leurs employés. Cependant, il peut arriver qu’un employé doive embaucher un adjoint.
Prenons le cas d’un représentant en fonds communs de placement qui travaille pour une entreprise de planification financière. Il reçoit un modeste salaire de base, mais perçoit également des commissions calculées sur la valeur des fonds communs de placement qu’il vend pendant l’année. Plus il consacrera de temps à rencontrer des clients et à faire des ventes, plus ses commissions seront importantes. Un adjoint pourrait alors lui être d’une aide précieuse. En effet, l’adjoint serait en mesure de réaliser un grand nombre de tâches administratives, ce qui libérerait le vendeur. Ce dernier pourrait alors se consacrer à la vente, donc obtenir des commissions plus élevées.
Si, aux termes du contrat d’emploi, le vendeur doit payer ses propres dépenses et que l’employeur refuse d’embaucher un adjoint, le vendeur pourrait le faire et déduire de son revenu le coût de son salaire, y compris tous les coûts salariaux connexes (comme les cotisations au Régime de pensions du Canada et à l’assurance-emploi).
Le montant versé à cet adjoint doit toutefois être raisonnable. Il s’agit d’un aspect très important si vous souhaitez engager un membre de votre famille, comme un conjoint ou un enfant. Vous ne pourrez déduire qu’un salaire raisonnable en fonction des services rendus.
Il faut également noter que cette disposition ne vous permet pas de déduire des montants versés à quelqu’un pour prendre soin de vos enfants pour que vous puissiez travailler. Vous pouvez déduire ces frais jusqu’à une certaine limite, mais seulement au titre des frais de garde d’enfants. Les règles encadrant ces frais permettent au conjoint ayant le revenu le plus faible de déduire les dépenses engagées sans excéder les deux tiers de son revenu gagné. Le montant maximal annuel qui peut actuellement être déduit est de 8 000 $ par enfant de moins de 7 ans, de 5 000 $ par enfant âgé de 7 à 16 ans et de 11 000 $ par enfant ayant une déficience physique ou mentale grave et prolongée.- le papier;
- les fournitures de bureau;
- les frais d’appels interurbains;
- un forfait cellulaire de base si le coût est raisonnable et qu’il a été raisonnablement réparti entre l’emploi et l’utilisation personnelle et si vous pouvez justifier l’utilisation de minutes ou de données cellulaires (ainsi que leur coût) dans le cadre de l’exercice de vos fonctions professionnelles. Notez que vous ne pouvez pas déduire les frais de connexion ou de licence d’un téléphone portable.
Notez que les vêtements spéciaux peuvent être considérés comme une fourniture; cependant, puisqu’ils ne sont pas consommés, leur coût n’est pas déductible. Si votre employeur vous fournit des vêtements spéciaux requis pour votre travail, le coût des vêtements ne constitue toutefois pas un avantage imposable.
Les employés peuvent déduire les frais de déplacement s’ils sont tenus de les payer en vertu de leur contrat de travail et s’ils ne reçoivent pas d’allocation non imposable à cette fin. Ces règles permettent aussi aux employés de déduire leurs frais d’automobile.
Il y a quelques points dont vous devez tenir compte. La plupart des allocations que vous recevez de votre employeur sont imposables, sauf les allocations raisonnables pour frais d’automobile calculées en fonction du kilométrage parcouru dans le cadre de votre travail. Dans certaines circonstances, d’autres allocations raisonnables peuvent être considérées comme non imposables, notamment celles afférentes aux frais de déplacement des vendeurs ou d’employés salariés qui doivent travailler hors de leur lieu de travail habituel. Notez que si ces allocations sont raisonnables, et donc non imposables, vous ne pouvez déduire aucun des frais de déplacement engagés.
Les frais de déplacement les plus communs sont les frais d’automobile. De nombreux employeurs exigent que leurs employés aient une voiture, mais ne leur remboursent pas leurs frais en franchise d’impôt. Lisez le bulletin fiscal Consigner les frais d’automobile aux fins de déductions pour découvrir les dépenses déductibles et les documents à conserver.
Les dépenses en capital comprennent tous les montants payés pour des biens en immobilisation. Par exemple, les meubles ou le matériel de bureau, comme les ordinateurs, sont des biens en immobilisation. Les entreprises (y compris les entrepreneurs indépendants) peuvent déduire le coût de tels biens au moyen d’un système d’amortissement fiscal appelé « déduction pour amortissement » (DPA). Normalement, à titre d’employé salarié ou de vendeur, vous ne pouvez pas déduire le coût des biens en immobilisation.
Il existe une exception à cette règle. Un employé a droit à la DPA sur sa voiture s’il est admissible à la déduction pour frais d’automobile. Il y a cependant des limites au montant de DPA que vous pouvez demander selon l’année d’acquisition du véhicule. Les règles sont complexes, mais vous ne pouvez pas demander la DPA sur les voitures de tourisme acquises à compter du 1er janvier 2025 si le prix d’achat est supérieur à 38 000 $ plus la TPS/TVH, la TVP ou la TVQ applicable.
Si le coût de votre automobile est inférieur aux limites mentionnées ci–dessus, cette dernière est considérée comme un bien de la catégorie 10. Le prix d’achat de votre véhicule (y compris les taxes de vente) est inclus dans un compte comprenant tous vos autres biens amortissables de la catégorie 10. Chaque année, vous avez droit à une DPA de 30 % du solde de ce compte (seulement 15 % sur les biens l’année de leur achat). Toute somme déduite dans une année réduit d’autant le solde du compte servant au calcul de l’année suivante.
Quant aux véhicules acquis après le 20 novembre 2018 et prêts à être mis en service avant 2028, un taux d’amortissement accéléré peut être utilisé en vertu du programme d’incitatif à l’investissement accéléré du gouvernement fédéral. Ce programme vient bonifier le montant de la DPA pouvant être déduit pendant l’année d’acquisition du bien amortissable admissible. L’Énoncé économique de l’automne 2024 propose de rétablir dans son intégralité l’incitatif à l’investissement accéléré pour les biens admissibles acquis à partir du 1er janvier 2025 et prêts à être mis en service avant 2030. Il sera réduit progressivement à compter de 2030 et entièrement éliminé pour les biens prêts à être mis en service après 2033. Toutefois, aucune loi n’a encore été présentée à cet effet.
Si le coût de votre voiture dépasse le plafond admissible, le montant déductible maximal sera inscrit dans une catégorie distincte de DPA, appelée « catégorie 10.1 », qui est admissible à la DPA au même taux de 30 % que les véhicules de catégorie 10. L’acquisition d’une voiture neuve pourrait vous donner droit à la DPA bonifiée pour la première année en vertu du programme d’incitatif à l’investissement accéléré.
Si le véhicule acheté après le 18 mars 2019, mais avant 2028 est une voiture de tourisme zéro émission, celui-ci sera classé dans la catégorie 54. Cette catégorie prévoit un taux de DPA standard de 30 %. Toutefois, en vertu de mesures incitatives semblables à celles du programme d’incitatif à l’investissement accéléré, les biens acquis pourraient être admissibles à une DPA bonifiée la première année. L’Énoncé économique de l’automne de 2024 propose aussi de rétablir l’incitatif pour les biens admissibles acquis à partir du 1er janvier 2025 et prêts à être mis en service avant 2030. Il serait progressivement réduit à compter de 2030 et entièrement éliminé pour les biens prêts à être mis en service après 2033. Toutefois, aucune loi n’a encore été présentée à cet effet.
En 2025, la limite est maintenue à 61 000 $ (plus les taxes de vente) pour chaque voiture de tourisme zéro émission admissible faisant partie de la catégorie 54. Si vous avez reçu un incitatif d’avance du gouvernement fédéral pour l’achat d’une voiture zéro émission, celle-ci ne sera pas classée dans la catégorie 54, mais plutôt dans la catégorie 10 ou 10.1, en fonction de son coût, de son type et de son utilisation à des fins commerciales.
D’autres aspects distinguent la catégorie 10.1 des autres catégories de DPA, notamment en ce qui a trait au résultat fiscal lié à la disposition des véhicules. Les règles étant complexes, nous vous suggérons de discuter des conséquences avec votre conseiller de BDO.
Des règles semblables permettent aux employés de demander la DPA sur un avion s’ils en sont propriétaires et qu’ils sont tenus de l’utiliser dans le cadre de leurs fonctions.
Enfin, veuillez noter que des règles particulières s’appliquent aux artistes et aux gens de métier salariés. Celles-ci peuvent donner droit à des déductions supplémentaires pour certaines dépenses en capital (consultez la section « Cas particuliers » de ce bulletin).
Les employés salariés ne peuvent pas déduire le coût de la location de matériel, comme un ordinateur ou du matériel de bureau. L’ARC ne considère pas le paiement de location comme une fourniture consommée pour le travail et n’en permet donc pas la déduction. Pour la même raison, un employé ne peut pas déduire les frais de location d’un appareil cellulaire, même si ce téléphone ne sert que dans le cadre du travail.
Le fait que ces frais de location ne soient pas déductibles pour les employés salariés est souvent mal compris. Cela s’explique probablement par le fait que les vendeurs à commission peuvent les déduire de leur revenu de commissions. N’oubliez pas qu’ils disposent d’une plus grande marge de manœuvre quant à ce qu’ils peuvent déduire. Ils peuvent déduire les frais de location en vertu de la règle générale leur permettant de déduire tous les frais raisonnables engagés dans le but de gagner un revenu de commissions, et ce, dans la mesure où cela ne constitue pas une dépense en capital.
Conseils de planification pour les employés salariés : Évitez de supporter le coût du matériel nécessaire à l’exercice de vos activités professionnelles. Demandez plutôt à votre employeur de l’acheter ou de le louer. Votre employeur peut déduire ces coûts à titre de dépenses d’entreprise. Vous ne subirez aucune conséquence fiscale dans la mesure où vous n’utilisez pas ce matériel à des fins personnelles. Le cas échéant, la valeur de l’usage personnel sera imposable.
Conseils de planification pour les vendeurs à commission : Vous devriez toujours louer le matériel que vous êtes tenu de fournir dans le cadre de votre travail, comme un ordinateur. Si vous l’achetez, vous n’aurez pas droit à la DPA sur le coût. Toutefois, si vous le louez, vous pourrez déduire les paiements de location comme frais engagés pour réaliser des revenus de commissions.
Les employés salariés feraient bien de s’assurer que leur employeur leur remboursera leurs repas d’affaires. Sinon, ils ne pourront rien déduire à titre de frais d’emploi.
Les vendeurs à commission jouissent toutefois d’une plus grande marge de manœuvre. Ils peuvent déduire leurs frais de repas et de représentation de leurs revenus de commissions, mais seulement à hauteur de 50 %.
Frais de bureau à domicile ou de location de bureau
À titre d’employé, vous pouvez déduire le coût de la location d’un bureau si votre employeur exige que vous fournissiez à vos frais votre propre local, ce qui n’est pas fréquent. Les gens travaillent plus souvent pour leur employeur à partir d’un bureau à domicile. Pour que vous puissiez déduire les frais de maintien d’un bureau à domicile, votre employeur doit avoir exigé que vous travailliez à domicile en vertu d’un accord écrit ou verbal. Compte tenu de la prévalence de plus en plus forte des régimes de travail hybride, l’ARC a indiqué que, si un employé a volontairement conclu un accord formel de télétravail avec son employeur, il est considéré comme ayant été tenu de travailler à domicile. En plus de cette exigence, il faut satisfaire à l’un des deux critères suivants :
- Votre bureau à domicile est votre principal lieu de travail. Selon les lignes directrices de l’ARC, vous devez travailler plus de 50 % du temps à partir de votre bureau à domicile pendant une période d’au moins quatre semaines consécutives au cours de l’année. Si vous avez plus d’une période admissible dans l’année, vous pouvez demander le remboursement de vos dépenses admissibles pour chacune d’entre elles. Ce critère peut être difficile à respecter pour certains employés. Par exemple, un vendeur à commission peut utiliser son bureau à domicile pour effectuer ses tâches administratives. Toutefois, s’il passe la majorité de son temps de travail en déplacements pour visiter ses clients, il est peu probable qu’il répondra à ce critère de 50 %, et il ne pourra donc pas déduire les dépenses liées à son bureau à domicile;
- Votre bureau à domicile sert exclusivement pour votre travail et vous y recevez des clients ou des patients de manière régulière ou continue. Ce critère vise principalement des particuliers comme les médecins, les chiropraticiens et les massothérapeutes. Ils peuvent avoir un cabinet professionnel situé en dehors de leur domicile, mais recevoir également des clients ou des patients chez eux. Ceux-ci peuvent déduire les frais d’un bureau à domicile pourvu qu’il ne serve que pour leur travail (en d’autres termes, le bureau n’est pas une partie de leur lieu de séjour);
Il faut noter une importante différence dans ces deux critères. Selon le premier critère, pourvu que vous travailliez principalement de votre bureau à domicile, soit plus de 50 % du temps, il n’est pas nécessaire que cet espace serve exclusivement pour votre travail. Le bureau peut alors faire partie de vos lieux de séjour personnels. Vous devez alors répartir les dépenses liées à votre espace de travail entre son utilisation à des fins professionnelles et à des fins personnelles. Par exemple, si vous travaillez dans un espace commun (comme la salle à manger) qui représente 10 % de la superficie totale de votre maison et que vous travaillez 28 heures par semaine depuis votre domicile sur un total de 168 heures par semaine, alors seulement 1,67 % (10 % x 28 heures/168 heures) des dépenses liées à l’entretien de l’espace de travail à domicile sont déductibles.
Quels sont les frais que vous pouvez déduire?
À titre d’employé, vous pouvez déduire les frais de location d’un bureau. Si vous êtes propriétaire du local où le bureau est situé (c.-à-d. un bureau à domicile qui répond à l’un des deux critères), vous ne pourrez déduire que les frais relatifs à des fournitures utilisées dans le cadre de votre travail. L’ARC publie sur son site Web une liste des frais de bureau à domicile les plus courants.
Comment ces règles s’appliquent-elles à vous?
Examinons d’abord ce premier scénario : vous louez un appartement dans lequel vous habitez et où vous avez installé un bureau à domicile. Vous pourrez déduire une partie de votre loyer comme frais de location de bureau. Si vous devez payer des frais de services publics ou des réparations mineures, vous pouvez également déduire ces frais à titre de dépenses engagées pour des fournitures utilisées dans le cadre de votre travail.
Supposons que vous louez un appartement de deux chambres 2 000 $ par mois et que vous utilisez la deuxième chambre comme bureau à domicile. Vous versez aussi 300 $ par mois pour les services publics. Le bureau représente 25 % de la superficie totale de l’appartement et, étant donné qu’il s’agit d’une pièce désignée, il n’est pas nécessaire de procéder à un calcul au prorata des heures de travail. Selon le calcul suivant, vous pourrez déduire 575 $ par mois pour les frais de votre bureau à domicile :
| Dépenses déductibles | Prix |
|---|---|
| Loyer mensuel | 2 000 $ |
| Services publics | 300 $ |
| Total | 2 300 $ |
| Superficie occupée par le bureau (25 %) | 575 $ |
| Économie d’impôt (45 %*) | 259 $ |
*Si votre taux d’imposition marginal est de 45 %
Supposons maintenant que vous êtes propriétaire d’une maison dans laquelle vous avez un bureau que vous utilisez pour le travail. Vous pouvez déduire la partie de vos frais de services publics et d’entretien relatifs à l’utilisation de votre bureau à domicile aux fins de votre travail à titre de fournitures utilisées dans le cadre de votre travail. Cependant, la partie déductible de ces dépenses ne sera probablement pas très élevée.
Qu’en est-il des autres dépenses que vous devez assumer pour votre domicile, comme les impôts fonciers, les assurances et l’intérêt hypothécaire? Un employé salarié ne peut déduire ces dépenses, puisque la loi fiscale ne prévoit aucune disposition à cet effet. Plus précisément, ces dépenses ne sont pas déductibles parce qu’elles ne sont pas attribuables à des fournitures utilisées dans le cadre de votre travail (par contre, l’ARC considère les réparations mineures et les services publics comme des fournitures).
Les vendeurs à commission bénéficient de plus de souplesse, car ils peuvent déduire toutes les dépenses raisonnables engagées dans le but de gagner un revenu de commissions. Pour cette raison, ils peuvent déduire la partie de leurs taxes foncières et de leur assurance-habitation attribuable à leur bureau à domicile. Ils ne peuvent toutefois déduire aucune partie de leurs intérêts hypothécaires, puisque les employés ne peuvent normalement pas déduire les dépenses en capital (comme les intérêts). Le tableau ci-dessous montre les dépenses déductibles pour un bureau à domicile d’un employé salarié, d’un vendeur à la commission et d’un entrepreneur indépendant. Comme vous pouvez le constater, ce sont les entrepreneurs indépendants qui bénéficient de plus de possibilités de déduction.
Ces différences vous semblent probablement injustes, car elles le sont. Les employés qui louent un bureau à domicile disposent de beaucoup plus de souplesse quant aux dépenses qu’ils peuvent déduire (puisqu’ils peuvent déduire le loyer du bureau, ils déduisent donc tous les frais inclus dans le loyer, comme les taxes foncières, l’assurance et les intérêts). Quant aux vendeurs à commission et aux entrepreneurs indépendants, ils peuvent déduire plus de dépenses pour un bureau à domicile qu’un employé salarié.
| Dépenses déductibles | Employé salarié | Vendeurs à commission | Entrepreneur indépendant |
|---|---|---|---|
| Loyer | Oui | Oui | Oui |
| Services publics | Oui | Oui | Oui |
| Entretien et réparations | Oui | Oui | Oui |
| Assurance | Non | Oui | Oui |
| Impôts fonciers | Non | Oui | Oui |
| Intérêts | Non | Non | Oui |
| Déduction pour amortissement | Non | Non | Oui |
Considérations spéciales pour les propriétaires exploitants
L’ARC précise que deux conditions doivent être remplies pour que les employés qui sont actionnaires d’une entreprise puissent demander le remboursement de leurs frais d’emploi :
- Les dépenses ont été engagées dans le cadre des tâches liées à l’emploi, et non à titre d’actionnaire;
- L’employé était tenu de payer les dépenses lui-même dans l’exercice de ses fonctions.
Pour satisfaire à ces deux conditions, le propriétaire-exploitant doit être en mesure de démontrer que les dépenses sont comparables à celles engagées par des employés (qui ne sont ni des actionnaires ni liés à un actionnaire) ayant des fonctions semblables au sein de l’entreprise ou dans une entreprise dont la taille, le secteur d’activité et les services fournis sont similaires.
Planification en vue d’augmenter les allégements fiscaux
Si vous êtes un employé, les possibilités d’augmenter vos allégements fiscaux sont limitées. Vous pourriez toutefois envisager certaines mesures.
Êtes-vous dans le domaine des ventes? Négociez-vous souvent des contrats pour le compte de votre employeur? Le cas échéant, vous pourriez envisager de renégocier votre rémunération pour qu’au moins une partie de votre revenu soit basée sur les revenus que vous générez. Il suffirait que vous receviez une prime de fin d’année basée sur les ventes que vous avez réalisées. Si vous parvenez à un tel accord, vous serez en mesure de déduire vos dépenses à titre de vendeur à commission. Assurez-vous que votre employeur déclare votre commission ou votre prime séparément en tant que commission sur votre T4, sans quoi l’ARC risque de contester la déduction de vos dépenses à titre de vendeur à commission.
Vous devrez déterminer si ces mesures vous conviennent. Êtes-vous prêt à courir le risque qu’une partie de votre rémunération soit basée sur les ventes que vous réalisez? Aussi, déterminez le montant des dépenses que vous assumez actuellement et qui seraient déductibles si vous deveniez vendeur à commission. Si elles sont minimes, ça n’en vaudra probablement pas la peine. Par exemple, si une partie de votre rémunération est basée sur les ventes, vous pourriez augmenter le montant des dépenses déductibles pour les frais de bureau à domicile, les frais de location de matériel que vous devez assumer et les frais de repas et de représentation.
Ce sont les travailleurs autonomes qui sont le plus avantagés quant à la déductibilité de leurs dépenses. Vous pourriez songer à modifier vos conditions de travail avec votre employeur de façon à devenir un travailleur autonome plutôt que de demeurer un employé.
Une mise en garde s’impose : vous ne pouvez pas simplement prétendre être un entrepreneur indépendant pour être traité comme tel aux fins de l’impôt. L’ARC se fonde sur certains critères pour distinguer un travailleur autonome d’un employé. Il faut par exemple déterminer qui contrôle le travail (si vous pouvez déterminer vos heures et votre méthode de travail). En outre, il s’agit de vérifier si vous prenez un risque financier, notamment si vous êtes financièrement responsable en cas de non-respect des obligations du contrat ou si vous subissez des pertes en raison des coûts fixes liés à l’entretien d’un espace de travail ou à l’embauche d’assistants.
L’ARC tient également compte de l’intention du travailleur et du payeur au moment de la conclusion d’un contrat de travail. Plus précisément, l’ARC examine si les deux parties avaient l’intention de conclure un contrat de travail (relation employeur-employé) ou plutôt de conclure un contrat de service (relation d’affaires). Il faut noter que les critères étudiés pour déterminer le statut d’entrepreneur indépendant sont différents au Québec. Vous devriez donc toujours consulter votre conseiller de BDO avant de songer à en devenir un.
Les travailleurs indépendants peuvent choisir de payer des cotisations à l’assurance-emploi afin d’être admissibles à recevoir des prestations spéciales sur une base volontaire. Pour participer, vous devez vous inscrire auprès de la Commission de l’assurance-emploi du Canada par l’entremise de Service Canada.
Vous devrez tenir compte de plusieurs facteurs pour déterminer si l’option de devenir un entrepreneur indépendant est à votre avantage. Les dépenses que vous pourrez dorénavant déduire sont-elles importantes? Êtes-vous prêt à céder certains des avantages liés à l’emploi, comme l’assurance-maladie? Souhaitez-vous bénéficier de la protection des prestations régulières d’assurance-emploi, à laquelle seuls les employés sont admissibles? Enfin, vous est-il possible de changer matériellement la relation avec votre employeur actuel pour devenir un entrepreneur indépendant? Il faudra également montrer que vous avez des contrats avec d’autres entreprises, et pas seulement avec votre employeur actuel.
Pour plus de détails, consultez le bulletin fiscal Le travail indépendant vous convient-il?
N’oubliez pas de tirer profit du montant canadien pour emploi
Vous pouvez demander le montant canadien pour emploi, crédit d’impôt qui tient compte des dépenses liées à l’emploi, comme les frais liés aux ordinateurs à domicile, aux uniformes et aux fournitures. Ce crédit non remboursable est calculé selon le pourcentage approprié déterminé sur la base du moins élevé des montants suivants : 1 471 $ (pour 2025, montant indexé annuellement) et le total de votre revenu d’emploi inscrit dans votre déclaration de revenus des particuliers. Veuillez noter que les travailleurs autonomes n’ont pas le droit à ce crédit.
Cas particuliers
Certains types d’employés peuvent, en vertu de règles spéciales, déduire d’autres dépenses que celles décrites ci-dessus. Le gouvernement vise ainsi à reconnaître la nature particulière de ces emplois ainsi que le fait que certaines dépenses puissent devoir être engagées par l’employé et que celles-ci devraient être déductibles de son revenu d’emploi.
Les musiciens doivent normalement acheter leurs propres instruments de musique. Ils peuvent en déduire le coût au moyen des règles fiscales sur l’amortissement.
La plupart des instruments sont regroupés dans la catégorie 8. Leur coût d’achat (y compris la TPS/TVH, la TVP ou la TVQ) est ajouté au compte des biens de cette catégorie. Chaque année, 20 % du solde de ce compte est déductible (10 % pour l’année de l’achat). L'acquisition d’un nouvel instrument pourrait donner droit à la DPA bonifiée pour la première année en vertu du programme d’incitatif à l’investissement accéléré.
Les artistes qui gagnent un revenu d’emploi d’une activité artistique peuvent déduire des frais supplémentaires de ce revenu. Les activités artistiques comprennent :
- la réalisation de tableaux, de gravures, de dessins, de sculptures ou d’œuvres d’art semblables;
- la composition d’œuvres dramatiques, musicales ou littéraires;
- l’exécution d’une œuvre dramatique ou musicale en tant qu’acteur, danseur, chanteur ou musicien;
- la poursuite d’une activité artistique dans le cadre de laquelle le contribuable est membre d’une association professionnelle d’artistes agréée par le ministre du Patrimoine canadien.
Les dépenses déductibles ne doivent pas dépasser le moins élevé des montants suivants :
- 1 000 $;
- 20 % du revenu d’emploi provenant d’activités artistiques.
Le moindre de ces deux montants est ensuite réduit des montants réclamés au titre de la DPA sur les automobiles ou les instruments de musique, les dépenses liées aux instruments de musique (telles que l’assurance et les frais d’entretien) et les intérêts sur votre véhicule à moteur. Ce montant net peut être déduit à titre de frais d’emploi d’artiste.
Les personnes dont les employeurs s’occupent principalement du transport de passagers, de biens ou des deux, peuvent déduire des frais raisonnables pour les repas et l’hébergement si leur employeur ne leur rembourse pas ces frais. Une modification technique a été proposée en vue de préciser qu’aucune déduction ne doit être accordée si l’employé a reçu une allocation non imposable pour couvrir ces coûts. Seules les dépenses engagées lors de déplacements à l’extérieur de la municipalité où le particulier se rend à son travail peuvent être déduites.
Les frais de repas et de boisson des conducteurs de grand routier seront déductibles à un taux plus élevé que le taux de 50 % accordé aux autres employés du secteur des transports. Pendant les périodes de déplacement admissible, ceux-ci seront déductibles au taux de 80 %. Un conducteur de grand routier est un employé dont la fonction principale est d’assurer le transport de marchandises au moyen d’un camion grand routier, que la principale activité de l’employeur soit le transport de marchandises ou de passagers, ou les deux.
Un employé peut calculer ses frais de repas de différentes façons. Pour les employés du secteur des transports, la façon la plus simple serait d’utiliser la méthode simplifiée, qui repose sur un taux quotidien de frais de repas. Selon cette méthode, il n’est pas nécessaire de conserver les reçus de repas. En revanche, une liste détaillée des déplacements effectués doit être conservée dans un registre ou un journal de bord. Les employés du secteur des transports peuvent réclamer jusqu’à trois repas par jour, au taux établi pour le gouvernement.
Les personnes de métier salariées sont admissibles à une déduction annuelle maximale de 1 000 $ pour les aider à acheter de nouveaux outils nécessaires à l’exercice de leur travail. La déduction maximale s’appliquant au coût total des outils admissibles est le moindre des montants suivants :
- 1 000 $;
- le montant déterminé par la formule A – 1 471 (pour 2025), où A est égal au moindre du :
- coût total des outils admissibles achetés au cours de l’année,
- revenu d’emploi à titre de personne de métier au cours de l’année, plus le montant reçu par cette personne au cours de l’année aux termes de la Subvention incitative aux apprentis et de la Subvention à l’achèvement de la formation d’apprenti, moins le montant de tout remboursement de subvention d’apprenti effectué au cours de l’année.
Le coût des outils comprend toutes les taxes (TPS/TVH, TVP et TVQ) payées à l’achat.
Un outil admissible doit avoir été acheté dans le seul but d’être utilisé dans le cadre du travail de la personne de métier et ne pas avoir servi à d’autres fins avant son achat. L’employeur atteste qu’il est nécessaire au travail et, à moins que l’appareil ou l’équipement ne serve uniquement qu’à mesurer, localiser ou calculer, il ne peut s’agir d’un appareil de communication électronique ou d’un équipement de traitement électronique des données.
Aussi, les apprentis mécaniciens peuvent déduire le coût d’achat des outils admissibles. La déduction permise est égale au coût des outils achetés, moins le plus élevé des montants suivants :
(a) 5 % du total de :
- votre revenu d’emploi en tant qu’apprenti mécanicien admissible,
- plus le montant que vous avez reçu au cours de l’année aux termes des programmes de Subvention incitative aux apprentis et de Subvention à l’achèvement de la formation d’apprenti,
- moins toute réclamation présentée pour déduction de l’outillage utilisé par la personne de métier,
- moins le montant du trop-perçu de la Subvention incitative aux apprentis et de la Subvention à l’achèvement de la formation d’apprenti que vous avez dû rembourser au cours de l’année;
(b) 1 000 $ plus le montant canadien pour emploi demandé (1 471 $ pour 2025).
Le montant déductible ne peut pas être supérieur au coût de l’outillage acquis au cours de l’année ni au revenu net (de toutes provenances) de la personne. Un montant non déduit peut être reporté à l’année suivante et le montant non utilisé peut être déduit de tout type de revenu pour une année à venir, même si l’apprenti mécanicien n’est plus employé à titre d’apprenti mécanicien à ce moment-là.
Un apprenti mécanicien peut demander la déduction pour outils des gens de métier et la déduction pour outils des apprentis mécaniciens. Toutefois, la déduction pour outils des gens de métier doit être calculée en premier, car elle est prise en considération dans le calcul de la déduction pour outils des apprentis mécaniciens. (Il n’est pas possible de demander une déduction au titre des deux dispositions pour le même outil.)
Si vous disposez des outils de mécanicien ou de gens de métier pour lesquels vous avez obtenu une déduction, un ajustement spécial doit être apporté dans l’année de la disposition pour déterminer si une portion du produit de disposition reçu est imposable en raison de la déduction pour gens de métier ou mécanicien demandée dans une année antérieure.
Depuis 2022, la déduction pour la mobilité de la main-d’œuvre permet aux personnes de métier de la construction salariées de déduire jusqu’à 4 000 $ de frais de transport, de repas et d’hébergement temporaire admissibles par année dans le cadre d’une réinstallation temporaire admissible. Pour qu’une réinstallation temporaire soit admissible, les conditions suivantes doivent être remplies :
- L’hébergement temporaire doit être au moins 150 km plus près du lieu de travail que la résidence ordinaire;
- Le lieu de travail doit être situé au Canada;
- La réinstallation temporaire doit durer au moins 36 heures et ne doit pas avoir lieu dans la même région que le lieu de travail habituel de l’employé.
Les dépenses maximales sont limitées à 50 % du revenu d’emploi de la personne de métier dans les lieux de travail temporaires admissibles au cours de l’année.
Documentation relative aux frais
Si vous déduisez des dépenses aux fins de l’impôt, vous devez absolument conserver les documents à l’appui de celles-ci. Si vous le faites d’une manière ordonnée, non seulement vous faudra-t-il moins de temps pour préparer votre déclaration de revenus (en plus de réduire les honoraires à payer à votre comptable), mais vous serez fin prêt si l’ARC décide d’examiner votre déclaration.
Les reçus sont d’une importance capitale pour tous les frais que vous voulez déduire. Si vous êtes un vendeur qui déduit ses frais de repas et de représentation, vous feriez bien d’indiquer sur le reçu le nom de votre invité et le motif de l’invitation. Les frais d’automobile, en particulier, doivent être bien documentés. Il est extrêmement important d’inscrire dans un registre des déplacements les distances parcourues aux fins d’affaires. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le bulletin fiscal Consigner les frais d’automobile aux fins de déductions.
Remboursements de TPS/TVH/TVQ
Vous payez de la TPS/TVH et de la TVP sur certains frais que vous engagez. Si votre employeur vous rembourse ces taxes et qu’il est inscrit aux fins de la TPS ou de la TVH, il est admissible à un remboursement de TPS ou de TVH. En dépit de certaines différences, la taxe de vente du Québec (TVQ) fonctionne essentiellement de la même façon que la TPS/TVH.
Si vous n’êtes pas remboursé, mais avez le droit de déduire les dépenses aux fins de l’impôt, il est normal que la TPS/TVH et la TVP ou TVQ vous soit aussi remboursées. Pour ce faire, vous devez demander un remboursement de la TPS/TVH au moment de remplir votre déclaration de revenus des particuliers. Pour les dépenses payées, le remboursement est égal à 5/105 de vos dépenses déductibles (y compris la DPA) qui étaient assujetties à la TPS. Si les dépenses étaient assujetties à la TVH, le remboursement serait le suivant :
- 15/115 pour des frais engagés en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick ou à Terre-Neuve-et-Labrador;
- 13/113 pour des frais engagés en Ontario;
- 9,975/109,975 de la TVQ et 5/105 de la TPS pour des frais engagés au Québec.
L’assurance et les intérêts sur un prêt automobile comptent parmi les dépenses pour lesquelles vous n’aurez pas payé de TPS/TVH. Le remboursement est demandé en remplissant le formulaire GST 370 de l’ARC (le remboursement de la TVQ est demandé à l’aide du formulaire VD 358). Veuillez noter que vous n’avez pas droit au remboursement si votre employeur n’est pas inscrit ou si vous travaillez pour une institution financière désignée. BDO est la marque utilisée pour désigner le réseau BDO et chacune de ses sociétés membres. Lorsqu’un remboursement est demandé pour des achats d’équipement, le montant accordé vient réduire le solde de la catégorie d’amortissement utilisée aux fins de la DPA plutôt que d’être traité comme un revenu imposable.
Nous sommes là pour vous
Pour les employés, les déductions admissibles aux fins de l’impôt sont très limitées. Cependant, avec un peu de planification et de soin, ils peuvent profiter des déductions qui leur sont offertes. Si vous avez des questions à ce sujet, adressez-vous dès aujourd’hui à votre conseiller de BDO.
L’information présentée est à jour en date du 20 juin 2025.
Cette publication a été préparée avec soin. Cependant, elle n’est pas rédigée en termes spécifiques et doit seulement être considérée comme des recommandations d’ordre général. On ne peut se référer à cette publication pour des situations particulières. Vous ne devez pas agir ou vous abstenir d’agir sur la base des informations qui y sont présentées sans avoir obtenu de conseils professionnels particuliers. Pour évoquer ces points dans le cadre de votre situation particulière, veuillez communiquer avec BDO Canada s.r.l./S.E.N.C.R.L. BDO Canada s.r.l./S.E.N.C.R.L., ses partenaires, collaborateurs et agents n’acceptent ni n’assument la responsabilité ou l’obligation de diligence pour toute perte résultant d’une action, d’une absence d’action ou de toute décision prise sur la base d’informations contenues dans cette publication.