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Quelle incidence la riposte tarifaire canadienne aura-t-elle au pays?

Le Canada riposte dollar pour dollar aux droits de douane américains.

Mis à jour le : 28 août 2026

En bref :

  • Le Canada riposte aux nouveaux droits de douane américains en imposant des droits équivalents sur 27,6 milliards de dollars de produits importés des États-Unis.
  • Les marchandises touchées comprennent l’acier, l’aluminium, les produits laitiers, les appareils électroménagers, le matériel agricole, l’électronique, le mobilier, et plus encore.
  • La réponse tarifaire canadienne risque d’avoir une incidence sur les coûts au débarquement, les marges, les flux de trésorerie, les prix et la planification des stocks.
  • Les entreprises doivent vérifier le classement tarifaire et le pays d’origine des produits qu’elles importent pour cibler leurs principales sources de vulnérabilité.
  • Le gouvernement du Canada promet un bouquet de mesures s’élevant à 7,5 milliards de dollars pour soutenir les entreprises et les travailleurs touchés.

Cette publication s’appuie sur les informations connues au moment de sa mise en ligne. En raison de l’instabilité du contexte commercial, certaines règles peuvent avoir changé depuis. Toutefois, les renseignements fournis demeurent très pertinents pour les entreprises cherchant à s’adapter aux bouleversements en cours sur les marchés.


Le gouvernement du Canada a annoncé des contre-mesures en réponse à la décision des États-Unis d’imposer des droits de douane de 50 % sur certains produits canadiens.

Cette riposte prévoit l’application, à compter du 8 septembre prochain, de droits équivalents de 27,6 milliards de dollars, en plus d’un programme de soutien de 7,5 milliards de dollars destiné aux entreprises et aux travailleurs touchés.

Dans ce contexte, les entreprises canadiennes doivent commencer par évaluer l’incidence de ces mesures sur :

  • les coûts au débarquement; 
  • les prix des fournisseurs; 
  • les contrats avec les clients et les fournisseurs; 
  • les flux de trésorerie; 
  • la planification des stocks; 
  • les décisions d’approvisionnement.

Les contre-mesures canadiennes toucheront particulièrement les fabricants, les distributeurs, les détaillants, les fournisseurs du secteur de la construction, les entreprises du secteur des aliments et boissons ainsi que toutes celles dont les intrants proviennent des États-Unis.

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Quels produits sont visés par la riposte canadienne?

À compter du 8 septembre, le Canada imposera des droits de douane de 15 %, 25 % ou 50 % sur des produits équivalant à ceux visés par les droits américains au titre des articles 338 et 232. Les taux des droits canadiens refléteront en grande partie ceux des États-Unis.

Ces nouvelles mesures s’appliqueront à une longue liste de produits américains, notamment :

  • l’acier et l’aluminium; 
  • les produits laitiers; 
  • les appareils électroménagers; 
  • le matériel agricole; 
  • les pâtes et papiers; 
  • les plastiques; 
  • l’électronique; 
  • l’ameublement; 
  • les cosmétiques.

Mise à jour (27 août) : Initialement visés par la riposte canadienne, les produits de la mer ont été retirés de la liste à la demande d’entreprises du secteur, qui craignaient les conséquences économiques de cette mesure.

Mise à jour (28 août) : Le Canada a imposé de nouveaux droits de douane de rétorsion sur une série de produits, notamment les suivants : 

  • Le charbon de bois; 
  • Les articles imprimés, y compris les images ou photographies imprimées; 
  • Les ouvrages en plâtre ou en compositions à base de plâtre, notamment les planches, les plaques et les carreaux; 
  • Les matériaux utilisés pour le transport ou l’emballage des marchandises, notamment les bouteilles, les flacons, les bocaux et les pots; 
  • Le fil de cuivre.

Dans certains secteurs, dont ceux de l’acier et de l’aluminium, les droits canadiens en place passeront de 25 % à 50 %. D’autres mesures existantes, comme celles visant les véhicules américains, continueront de s’appliquer.

Les entreprises ont tout intérêt à vérifier sans tarder le classement et l’origine de leurs importations pour déterminer si elles sont assujetties aux surtaxes de rétorsion nouvelles ou majorées.

Nouvelles mesures de soutien pour les entreprises canadiennes touchées

Le gouvernement du Canada a également annoncé un bouquet de mesures de 7,5 milliards de dollars pour soutenir les entreprises et les travailleurs touchés. Dans certains cas, certaines mesures existantes seront bonifiées. Les petites et moyennes entreprises des secteurs frappés par les droits de douane américains risquent d’avoir grand besoin de cette bouée de sauvetage.

Cette aide vise à alléger la pression sur les flux de trésorerie, la main-d’œuvre et les capitaux ainsi qu’à soutenir la diversification des marchés.

Pour s’en prévaloir rapidement, les entreprises devront sélectionner les bons programmes et se préparer à fournir les renseignements nécessaires. Les critères d’admissibilité, le montant maximal du financement, la période de réception des demandes et les délais de traitement pourraient varier d’un programme à l’autre.

Les entreprises potentiellement admissibles gagneraient à déterminer les programmes pertinents et à rassembler les documents justificatifs dès que possible, sans attendre de se trouver dans une mauvaise posture financière.

Ce que les entreprises d’ici doivent savoir sur la riposte canadienne

Une fois que les coûts associés aux droits de douane sont ajoutés aux factures, la marge de manœuvre est déjà rétrécie. En menant un examen ciblé sans tarder, les entreprises sauront protéger leurs marges, gérer leurs flux de trésorerie et trouver du soutien avant que les pressions ne s’intensifient davantage.

Au-delà des importations directes, les entreprises doivent évaluer les répercussions des droits de douane sur les factures des fournisseurs, les coûts des intrants, les prix facturés aux clients et le respect des obligations contractuelles. En fonction de la chaîne d’approvisionnement, si l’on se fie uniquement aux données douanières ou aux factures des fournisseurs, l’incidence pourrait ne pas être immédiatement apparente.

Selon la situation de l’entreprise, il pourrait être pertinent de vérifier :

si des biens importés des États-Unis sont assujettis à de nouveaux droits de douane ou à des droits majorés;
si les produits sont correctement classés selon le tarif des douanes canadien et le système harmonisé;
si le pays d’origine est dûment attesté, documents justificatifs à l’appui;
si les contrats avec les fournisseurs et les clients permettent de répercuter ou de partager les coûts liés aux droits de douane, ou d’en renégocier les modalités;
s’il convient de revoir les prix, la planification des stocks et les engagements auprès des clients avant le 8 septembre;
s’il faut évaluer d’autres sources d’approvisionnement, diversifier ses fournisseurs ou s’approvisionner localement;
si l’entreprise est admissible à un allègement, à des subventions ou à d’autres programmes de soutien gouvernementaux.

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Voici ce que notre équipe de conseillers en matière de droits de douane peut faire pour vous :

Évaluer le degré d’exposition de votre entreprise :
examen des données d’importation, du classement tarifaire, des documents sur l’origine des produits, du bassin de fournisseurs et du profil de l’entreprise en matière de droits de douane.
Modélisation des répercussions sur les coûts :
quantification des effets potentiels sur les coûts au débarquement, les marges, les prix, les stocks et les flux de trésorerie.
Vérification du classement et du pays d’origine :
confirmation du classement des produits et du pays d’origine, documents justificatifs à l’appui.
Déterminer les possibilités d’allègement et de soutien financier :
évaluation de l’admissibilité à des allègements, à des remboursements, à des reports, à des subventions ou à d’autres programmes de soutien gouvernementaux.
Réviser les contrats et les prix :
évaluation du partage potentiel des droits de douane, des engagements auprès des clients, des modalités contractuelles et des décisions en matière de prix.
Repenser les chaînes d’approvisionnement :
évaluation des options d’approvisionnement, de la diversification des fournisseurs et des stratégies d’approvisionnement excluant les fournisseurs américains.
Surveiller l’évolution de la situation :
suivi de l’évolution des droits de douane, des programmes de soutien et des directives douanières pertinentes.

L’information présentée est à jour en date du 28 août 2026. 

Cette publication a été préparée avec soin. Cependant, elle n’est pas rédigée en termes spécifiques et doit seulement être considérée comme des recommandations d’ordre général. On ne peut se référer à cette publication pour des situations particulières et vous ne devez pas agir ou vous abstenir d’agir sur la base des informations qui y sont présentées sans avoir obtenu de conseils professionnels spécifiques. Pour évoquer ces points dans le cadre de votre situation particulière, merci de contacter BDO Canada s.r. l./S.E.N.C.R.L./LLP. BDO Canada s.r. l./S.E.N.C.R.L./LLP, ses partenaires, collaborateurs et agents n’acceptent ni n’assument la responsabilité ou l’obligation de diligence pour toute perte résultant d’une action, d’une absence d’action ou de toute décision prise sur la base d’informations contenues dans cette publication.