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Article

Loi fédérale sur les chaînes d’approvisionnement (projet de loi S-211)

Exigences et considérations pour 2026

Mis à jour le : 13 mai 2026

En bref :

  • Le 31 mai 2026 est la date limite pour la production du rapport annuel exigé par la loi canadienne sur les chaînes d’approvisionnement (projet de loi S‑211).
  • La loi s’applique aux entités qui produisent ou importent des biens.
  • Elles sont tenues de divulguer les risques liés aux chaînes d’approvisionnement et les mesures de contrôle diligent.
  • Une attention accrue est portée à la gestion des chaînes d’approvisionnement fondée sur les risques.
  • La non-conformité peut entraîner des sanctions et des risques réputationnels

Ancien projet de loi S‑211, la Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement (la Loi) est entrée en vigueur le 1er janvier 2024. Elle impose aux entités de faire rapport annuellement de la façon dont elles évaluent et gèrent les risques de travail forcé et de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Au troisième cycle de déclaration, il ne suffit plus de se conformer à la Loi. Les entités visées doivent maintenant présenter comment elles recensent, hiérarchisent et gèrent ces risques.

Dans cet article, nous décrivons la portée de la Loi, les exigences de divulgation ainsi que les principaux éléments à considérer pour adopter une approche plus structurée en matière de conformité.

Champ d’application de la loi

La Loi s’applique aux entités, notamment aux sociétés de personnes, aux fiducies et aux autres organisations non constituées en personne morale, qui :

  • produisent des biens au Canada ou ailleurs;
  • importent des biens au Canada;
  • contrôlent une entité exerçant l’une des activités susmentionnées.

Les entités doivent également remplir au moins l’une des conditions suivantes :

  • Être cotée à une bourse de valeurs canadienne;
  • Avoir un établissement au Canada, y exercer des activités ou y posséder des actifs, et répondre à au moins deux des critères suivants (selon les états financiers consolidés d’au moins l’un des deux derniers exercices) :
    • Posséder des actifs d’une valeur d’au moins 20 000 000 $,
    • Générer des revenus d’au moins 40 000 000 $,
    • Employer en moyenne au moins 250 employés.

Obligations des entités

Les entités visées doivent préparer et soumettre un rapport annuel sur les risques liés à leur chaîne d’approvisionnement au plus tard le 31 mai 2026.

Ce rapport doit décrire les mesures qu’elles ont prises au cours du dernier exercice pour prévenir et atténuer le risque de recours au travail forcé et au travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Elles doivent également :

  • remplir le questionnaire en ligne connexe administré par Sécurité publique Canada;
  • publier le rapport sur leur site Web, dans une section bien en vue et facilement accessible.

Renseignements à divulguer

Le rapport annuel de l’entité doit notamment contenir des renseignements sur :

sa structure, ses activités commerciales et ses chaînes d’approvisionnement
ses politiques et processus de diligence raisonnable relatifs au travail forcé et au travail des enfants
les parties de ses activités et de ses chaînes d’approvisionnement qui comportent un risque et les mesures qu’elle a prises pour l’évaluer et le gérer
les mesures qu’elle a prises pour remédier à tout recours au travail forcé ou au travail des enfants
les mesures qu’elle a prises pour remédier aux pertes de revenus des familles les plus vulnérables
la formation donnée aux employés sur le travail forcé et le travail des enfants
la manière dont elle évalue l’efficacité de ses efforts

De la divulgation à la gestion des risques

Même si la Loi établit une obligation de déclaration, elle est de plus en plus utilisée par les organismes de réglementation, les clients et d’autres parties prenantes pour évaluer la façon dont les entités gèrent les risques liés à leurs chaînes d’approvisionnement.

La transition d’une divulgation d’information qualitative à une approche structurée, fondée sur les risques et pouvant être étayée, constitue alors un défi pour nombre d’entités.

Le mappage des chaînes d’approvisionnement se révèle généralement un bon point de départ, car il permet aux entités de :

  • repérer les activités à risque selon les fournisseurs, les produits et les territoires;
  • établir une hiérarchie claire des risques pour cibler le contrôle diligent;
  • voir à ce que les équipes de l’approvisionnement, de la conformité et des finances adhèrent à une vision commune des risques.

Une telle approche répond aux attentes réglementaires et facilite les décisions relatives aux coûts, à l’exposition commerciale et à la résilience des chaînes d’approvisionnement.

Risques en cas de non-conformité

Le non-respect de la Loipeut avoir des conséquences :

  • Risques réputationnels, notamment une surveillance accrue de la part des clients, des investisseurs et du public;
  • Contrôles réglementaires, y compris des inspections et des vérifications de la conformité;
  • Pénalités pouvant atteindre 250 000 $.

BDO est là pour vous

BDO aide les entités à mettre en place des stratégies concrètes et rigoureuses de gestion des risques liés aux chaînes d’approvisionnement.

Voici certains de nos services :

  1. Mappage des chaînes d’approvisionnement et évaluation des risques;
  2. Élaboration de contrôles diligents fondés sur les risques;
  3. Préparation du rapport annuel sur les risques liés aux chaînes d’approvisionnement;
  4. Conception et mise en œuvre de programmes de formation ciblés;
  5. Intégration aux processus relatifs au commerce, aux douanes et à l’approvisionnement.

Nous collaborons avec nos clients pour les aider à concilier les exigences réglementaires et leur réalité opérationnelle grâce à la gestion des risques, au respect des exigences de conformité et à la prise de décisions éclairées en matière de chaînes d’approvisionnement.


L’information présentée est à jour en date du 7 mai 2026.

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