Tendances de l’heure et conseils exclusifs pour se démarquer
Lisez le bulletin des Services en fusions-acquisitions et marchés financiers pour explorer le domaine dynamique des fusions-acquisitions, ne rien manquer des dernières tendances et obtenir de précieux conseils pour parfaire vos stratégies d’investissement.
Principales transactions conclues ce trimestre grâce aux Services en fusions-acquisitions et marchés financiers de BDO
Tendances à surveiller
Comment accroître la valeur des transactions et favoriser l’intégration grâce à l’IA générative
Offrant des capacités techniques recherchées, l’intelligence artificielle (IA) générative révolutionne les fusions-acquisitions de deux façons : elle alimente le flux des transactions et transforme la manière de les effectuer. Les acheteurs se procurent des outils, des données et des plateformes verticales conçus pour intégrer l’IA. Ils y ont aussi recours pour réduire les délais entre le repérage des cibles et l’intégration. Les entreprises qui l’incluront à leurs stratégies de fusions-acquisitions des cinq prochaines années gagneront en rapidité, évalueront la valeur en toute confiance et réussiront l’intégration sans trop d’imprévus.
Plus qu’un simple objet de curiosité, l’IA générative est maintenant essentielle. Plutôt que de partir de zéro, les acheteurs se tournent de plus en plus vers les produits suivants :
- Logiciels-services intégrant l’IA et simplifiant les opérations (p. ex., soutien, conformité, finances et productivité de l’équipe des ventes);
- Plateformes sectorielles (soins de santé, industries, services financiers, secteur public) dont les flux de travaux sont adaptés aux données propres à chaque domaine;
- Ensembles de données exclusifs et droits sur les données qui renforcent l’avantage concurrentiel et améliorent la précision des modèles.
Les meilleures équipes responsables des transactions déploient l’IA générative tout au long du processus, plutôt qu’au moment du repérage et du contrôle diligent. Les principaux gains d’efficacité générés par l’IA dans le cycle transactionnel concernent notamment les points suivants :
- Repérage et sélection – Des robots Web et des copilotes intelligents trouvent des cibles qui correspondent aux orientations stratégiques, au profil d’acheteur et aux analyses de proximité. La normalisation automatisée des données financières et des indicateurs clés de performance opérationnels donne aussi une base de comparaison fiable;
- Diligence rapide et à grande échelle – Examen rapide des contrats, du code, des politiques et des contrôles; récupération instantanée des précédents et des connaissances internes; cartographie évolutive de la réglementation pour les transactions multiterritoriales;
- Documentation et négociation – Rédaction assistée des ententes de confidentialité, des contrats d’achat et de vente, des calendriers de communication de l’information et des documents destinés au conseil d’administration soumis à l’approbation humaine. Il est aussi possible de rédiger des scénarios qui font le lien entre les cas de synergie, d’une part, et les risques, les dépendances et les coûts de prestation du service, d’autre part.
Désormais, l’IA générative fait bien plus que contribuer au repérage, à la sélection et au contrôle diligent. Ceux qui l’utilisent depuis ses débuts s’en servent pour l’intégration, la planification du détachement d’une entité et la gestion des programmes. L’IA devient ainsi un véritable système d’exploitation pour les fusions-acquisitions plutôt qu’un simple outil ponctuel. Voici les avancées attendues pour les dirigeants au cours des 12 prochains mois :
- Rédaction d’ébauches de guides d’intégration et d’accords de services de transition en moins de 20 % du temps nécessaire auparavant, ce qui se traduit par une préparation plus rapide et une première version de meilleure qualité;
- Utilisation des données internes gérées par l’entreprise pour chiffrer plus précisément les synergies de coûts et de revenus, puis concevoir des plans de création de valeur fondés sur des faits et se basant sur les rendements passés.
L’IA générative devrait redéfinir les règles du jeu pour les fusions-acquisitions. Il reste toujours une certaine marge de manœuvre aux retardataires, mais de moins en moins, puisque leurs concurrents s’appuient désormais sur l’IA pour le repérage, le contrôle diligent et l’intégration. La maîtrise de l’IA générative sera essentielle pour conclure des transactions transformatrices et préserver la valeur à long terme.
Source : Dentons, Deals, data and deep learning: Navigating generative AI in cross-border M&A
Conséquences du programme économique de Mark Carney pour les marchés financiers et les fusions-acquisitions
Le programme économique du nouveau gouvernement du Canada, dirigé par le premier ministre Mark Carney, comporte deux volets : abolir les obstacles au commerce intérieur et diversifier les chaînes d’approvisionnement et les marchés d’exportation. Pour les négociateurs et les investisseurs des marchés publics, les conséquences sont immédiates : élargissement des marchés nationaux favorables aux stratégies d’envergure, nouveaux corridors transfrontaliers au-delà des États-Unis et politique favorisant la constitution de capital de même que les regroupements générateurs de productivité.
La levée des barrières interprovinciales (normes, permis et règles d’approvisionnement) élargit le marché intérieur. Les regroupements pancanadiens deviennent plus intéressants dans les services, les transports, les domaines connexes aux soins de santé et les services publics réglementés, puisque des économies d’échelle concrètes sont réalisables.
Les efforts de diversification du commerce avec des pays autres que les États-Unis devraient favoriser les transactions bilatérales avec le Japon, la Corée du Sud, les membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et l’Europe. Au début, il faut s’attendre à davantage de coentreprises et de participations minoritaires. Des acquisitions proprement dites suivront quand les liens de la chaîne d’approvisionnement se renforceront.
Voici les effets attendus sur les prix et les flux de transactions :
- Tendance à la hausse des volumes sur les 12 à 24 prochains mois, le temps que le capital-investissement et les stratégies fassent redémarrer les regroupements au Canada et que les activités transfrontalières se diversifient;
- Augmentation des évaluations là où les obstacles à l’intégration diminueront (p. ex., transférabilité des accréditations et des permis), tandis que les actifs névralgiques pour la sécurité nationale (minéraux critiques ou infrastructures de données) se négocieront au rabais en raison des contrôles diligents et des approbations nécessaires;
- Financement orienté vers des émissions importantes à la Bourse de Toronto et des placements additionnels dans des stratégies pancanadiennes, tandis que les prêteurs privés poursuivront leur rôle auprès des syndicats bancaires, surtout pour les opérations liées aux infrastructures.
Voici une stratégie à adopter pour les modalités des transactions :
- Préciser les synergies nationales et quantifier les économies ainsi que les revenus découlant de l’harmonisation des règles et prévoir des mesures en cas d’adoption inégale par les provinces;
- Se doter d’un bassin de transactions hors États-Unis en établissant des corridors prioritaires avec l’Asie et l’Europe et en ayant d’abord recours à des sociétés de personnes ou à des participations minoritaires susceptibles de mener au contrôle;
- Entamer rapidement des démarches auprès d’Investissement Canada et aborder dès le départ les questions liées à la sécurité nationale;
- Donner la priorité aux secteurs qui bénéficient le plus de la réduction des obstacles, comme la logistique, les ports, les réseaux électriques, l’énergie propre, les minéraux critiques, l’agroalimentaire et les logiciels de productivité.
Si le gouvernement parvient à instaurer un marché intérieur unifié et sans entraves tout en ouvrant de nouvelles voies commerciales à l’étranger, les fusions-acquisitions canadiennes seront plus importantes et plus simples et il y aura davantage de transactions transfrontalières. Les entreprises qui en profiteront le plus seront celles qui auront rapidement pris en compte les changements de politique dans leurs modèles, qui agiront dès la disparition des obstacles et qui s’adapteront en fonction des points critiques pour la sécurité nationale.
BDO peut vous aider
Notre équipe des Services en fusions-acquisitions et marchés financiers soutient nos clients en leur offrant des solutions pour l’achat, la vente et la mobilisation de capitaux à toutes les étapes de la transaction, de l’élaboration de la stratégie d’acquisition à la stratégie de sortie, en passant par la vérification diligente. La vaste expérience de notre équipe et les ressources dont elle dispose ajoutent une réelle valeur à votre transaction.
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T2 2025 Bulletin
Principales transactions conclues ce trimestre grâce aux Services en fusions-acquisitions et marchés financiers de BDO
Tendances à surveiller
Tendances du secteur des fusions-acquisitions
En Amérique du Nord, le deuxième trimestre a été marqué par une fragmentation sectorielle des fusions-acquisitions sous l’effet de pressions économiques divergentes, de priorités stratégiques et de modifications réglementaires. Bien que le nombre total de fusions-acquisitions soit demeuré relativement stable depuis la reprise en 2024, il varie grandement d’un secteur à l’autre, dont certains appuient sur l’accélérateur et d’autres, sur le frein.
Ceux des technologies et des soins de santé demeurent les plus actifs, mus par l’innovation, la transformation numérique et le désir d’expansion. Dans le secteur des technologies, les opérations ont été plus nombreuses dans le marché intermédiaire que dans celui des sociétés à grande capitalisation, qui subissent des pressions liées aux évaluations et font l’objet d’une surveillance réglementaire accrue. L’intégration de l’IA, la cybersécurité et l’infrastructure infonuagique demeurent des priorités pour les entreprises qui cherchent à consolider leurs capacités et à élargir leur offre de services. Le secteur des soins de santé, plus particulièrement ses sous-secteurs des biotechnologies et de la santé numérique, suscite toujours l’intérêt en raison des tendances démographiques et de la recherche constante d’innovation en soins aux patients et en analyse de données.
En revanche, les fusions-acquisitions ont diminué dans les secteurs des biens industriels et des biens de consommation. Les taux d’intérêt élevés et les perturbations incessantes dans les chaînes d’approvisionnement ont freiné l’appétit des investisseurs, en particulier dans le cas des entreprises demandant beaucoup de capitaux. Les répercussions des droits de douane américains sur les chaînes d’approvisionnement transfrontalières ont incité de nombreuses entreprises à retarder ou à revoir leurs projets de fusions-acquisitions. Plusieurs entreprises canadiennes de fabrication ont suspendu leurs pourparlers d’acquisition d’entreprises américaines du fait de l’incertitude liée à la durée et à l’application des droits de douane.
Le fossé se creuse entre les sources d’énergie traditionnelle et les nouvelles sources d’énergie. Le nombre de fusions-acquisitions dans le sous-secteur traditionnel du pétrole et du gaz a diminué à cause des obstacles réglementaires et de l’importance accrue accordée à la durabilité, qui rendent ce type d’opération moins attrayant pour les investisseurs. Par contre, les opérations dans le sous-secteur des énergies renouvelables et des technologies propres suscitent un vif intérêt en raison des objectifs en matière de développement durable et du potentiel de croissance à long terme. Cet écart reflète un changement profond dans la répartition des capitaux, les investisseurs favorisant désormais la résilience et la transition énergétique.
Les opérations de capital-investissement témoignent aussi de ce changement de cap. Bien que les fonds de capital-investissement continuent à investir dans les secteurs des technologies et des soins de santé, ils redoutent davantage les risques géopolitiques et l’instabilité réglementaire. Ils adoptent ainsi une approche plus prudente et ciblée axée sur la création de valeur et la synergie opérationnelle.
En somme, au deuxième trimestre, le nombre de fusions-acquisitions en Amérique du Nord diffère grandement d’un secteur à l’autre. Les sociétés adaptent de plus en plus leurs stratégies au contexte sectoriel, à la réglementation et aux conditions macroéconomiques, devenant plus sélectives dans leurs investissements.
Déréglementation aux États-Unis et effets sur les fusions-acquisitions transfrontalières
La déréglementation entreprise aux États-Unis en 2025 a eu un effet marqué sur les fusions-acquisitions entre le Canada et son voisin du Sud. Les entreprises canadiennes profitent de nouvelles occasions aux États-Unis, tandis que les investisseurs américains renouent avec le marché canadien, surtout dans les secteurs axés sur la croissance durable et la stabilité réglementaire.
L’allégement de la réglementation aux États-Unis dans les secteurs de l’infrastructure, de l’énergie et des services industriels a permis de réduire les coûts liés à la conformité et d’accroître le rendement à court terme, ce qui a augmenté l’intérêt des acquéreurs à l’égard des entreprises américaines. Les organismes comme la Federal Energy Regulatory Commission, l’Environmental Protection Agency et le Department of the Treasury ont grandement contribué à la mise en œuvre de ces changements. Cette rationalisation a incité les entreprises canadiennes à acquérir des entreprises américaines en vue de prendre de l’expansion, de diversifier leurs sources de revenus et de réduire leur exposition aux risques commerciaux. Le contexte réglementaire stable du Canada, son respect du développement durable et son accès à des ressources essentielles en font une destination de choix pour les entreprises américaines. Or, l’apport en capitaux n’a pas été unilatéral. Les investisseurs américains, y compris les fonds de capital-investissement et les fonds institutionnels, jettent de plus en plus leur dévolu sur les entreprises canadiennes, surtout celles des secteurs de l’énergie renouvelable, des technologies et de l’infrastructure. Le contexte réglementaire stable du Canada, son respect des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance de même que son accès à des ressources essentielles en font une destination de choix pour les entreprises américaines. Cette tendance reflète un changement plus vaste où les entreprises américaines cherchent à réduire l’incertitude causée par les politiques nationales en investissant dans des pays plus stables.
En 2025, l’imposition de nouveaux droits de douane par les États-Unis a complexifié encore davantage le commerce transfrontalier. Les entreprises canadiennes ont donc accéléré leurs acquisitions aux États-Unis pour produire localement et conserver un accès au marché. Parallèlement, certaines entreprises américaines explorent les possibilités d’acquisition au Canada pour consolider leurs chaînes d’approvisionnement et réduire les risques de perturbations liées aux droits de douane.
Malgré la déréglementation, la surveillance demeure un enjeu critique. Comme le Committee on Foreign Investment in the United States examine toujours de près les opérations dans les secteurs névralgiques, notamment ceux liés aux données, aux infrastructures et à la sécurité nationale, les parties prenantes des deux côtés de la frontière redoublent de prudence. Elles mettent en effet l’accent sur la vérification diligente réglementaire et l’harmonisation stratégique à long terme.
Dans l’ensemble, en 2025, la déréglementation, le protectionnisme et la recherche de diversification stratégique exercent un effet complexe sur les opérations de fusions-acquisitions transfrontalières. Les entreprises canadiennes et américaines cherchent activement des occasions, tout en portant une attention particulière aux risques réglementaires, aux pressions sur les évaluations et à l’incertitude géopolitique.
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T1 2025 Bulletin
Principales transactions conclues ce trimestre grâce aux Services en fusions-acquisitions et marchés financiers de BDO
Tendances à surveiller
Incidence des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis sur les stratégies en matière de fusions-acquisitions
Les droits de douane annoncés en rafale par le Canada et les États-Unis ont complexifié le marché des fusions-acquisitions. Tandis que les négociateurs doivent composer avec la volatilité accrue des marchés et les aléas géopolitiques, les acheteurs et les vendeurs réévaluent leur gestion des risques et des occasions qui s’offrent à eux.
Devant l’incertitude croissante, nous constatons une certaine prudence dans la conduite des transactions, des contrôles diligents plus longs, des plans de contingence plus rigoureux et une préférence marquée pour les transactions nationales. Les vendeurs sont appelés à protéger leurs activités contre les perturbations, tandis que les acheteurs doivent tenir compte de nouvelles variables pour se prémunir contre les chocs réglementaires et commerciaux à venir.
Par ailleurs, les entreprises de taille moyenne en bonne santé financière profitent de plus en plus de cette conjoncture pour acquérir de petits acteurs stratégiques. Les entreprises en démarrage avides de croissance en dépit de leur faible envergure peuvent recourir à des acquisitions pour accéder plus facilement et rapidement aux marchés, aux capacités et aux talents dont elles ont besoin.
Malgré les turbulences, quelques facteurs macroéconomiques pourraient soutenir les fusions-acquisitions au Canada, notamment les suivants :
- Baisse des taux d’intérêt – Les deux réductions de 25 points de base annoncées par la Banque du Canada au premier trimestre ont abaissé le coût du capital et favorisé les transactions financées par emprunt.
- Taux de change avantageux – La faiblesse du huard permet aux entreprises de payer leurs dépenses locales en dollars canadiens et de toucher leurs revenus en dollars américains, ce qui pourrait améliorer les marges des exportateurs.
Si vous envisagez de vendre votre entreprise (surtout si la plupart de vos clients proviennent des États-Unis), vous devrez prendre des mesures proactives pour gérer les risques apparents. Voici comment faire :
- Modélisez les incidences financières de l’incertitude commerciale sur votre état des résultats et votre bilan, y compris sur votre capacité à assurer le remboursement de vos dettes.
- Faites preuve de résilience grâce à des contrats à long terme, une clientèle diversifiée et des chaînes d’approvisionnement flexibles.
- Misez sur la diversification géographique, tant à l’échelle interprovinciale qu’internationale, afin de réduire la dépendance à l’égard d’un seul marché.
- Bâtissez dans une perspective à long terme, car les acheteurs sont toujours à la recherche d’actifs de qualité. La demande est toujours forte pour les entreprises bien gérées et tournées vers l’avenir.
Si vous cherchez activement à réaliser des acquisitions, envisagez des mécanismes de partage des risques comme une indexation sur les bénéfices futurs et des retenues de garantie ou des effets plus importants de la part du vendeur.
Parallèlement, il convient de procéder à un contrôle diligent plus rigoureux en soumettant les revenus et les marges à des tests de résistance en fonction de différents scénarios de conjoncture commerciale, en évaluant les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement et les autres options d’approvisionnement possibles, en modélisant les pires résultats possibles et en testant les hypothèses de vos prévisions financières.
L’incertitude économique et ses répercussions sur les fusions-acquisitions
En ce début d’année 2025, l’économie mondiale est aux prises avec une multitude de défis à relever : ralentissement de la croissance, inflation persistante dans certains marchés, tensions géopolitiques et réorientation des politiques des banques centrales. Les craintes d’une possible récession pèsent lourdement sur les économies développées, et les répercussions se font sentir sur le marché des fusions-acquisitions.
Après une année record en 2021 et un ralentissement modéré en 2022 et 2023, les fusions-acquisitions sont en net recul depuis le milieu de l’année 2024. L’incertitude qui pèse sur les taux d’intérêt, les prix de l’énergie et les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement a contraint les négociateurs à réviser leurs évaluations et à renforcer leurs contrôles diligents.
Les principales tendances sont les suivantes :
- Ralentissement du processus transactionnel – L’allongement des cycles de contrôle diligent, une plus grande aversion pour le risque et la réticence des conseils d’administration contribuent à rallonger les délais de transaction.
- Écarts d’évaluation – Les acheteurs tiennent compte des risques de récession, tandis que les vendeurs maintiennent leurs attentes d’évaluation d’avant le ralentissement de l’économie.
- Importance de l’adéquation stratégique – L’accent est mis sur les transactions qui génèrent des synergies immédiates ou procurent des flux de revenus stables, comme des revenus récurrents de logiciels-services ou des actifs dans le secteur des soins de santé.
Si le Canada, les États-Unis ou l’Union européenne venaient à entrer en récession technique, il faudrait s’attendre à des changements plus marqués dans la dynamique au sein du marché des fusions-acquisitions, notamment concernant les aspects suivants :
- Transactions opportunistes ou portant sur des entreprises en difficulté – Des entreprises de secteurs en difficulté comme le commerce de détail pourraient être forcées de vendre leurs actifs, ce qui attirerait des investisseurs privés à la recherche de bonnes affaires à risque élevé.
- Consolidation des secteurs clés – Les entreprises les plus fragiles des secteurs essentiels comme la santé et l’énergie risquent d’être absorbées par leurs concurrents à la recherche d’une position dominante sur le marché.
- Recherche d’efficacité au détriment de la croissance – Les transactions visant la réduction des coûts et la création de synergies seront privilégiées aux dépens des acquisitions motivées par la croissance.
- Frictions réglementaires et géopolitiques accrues – Le nombre de transactions transfrontalières dans des secteurs sensibles pourrait diminuer en raison d’une surveillance renforcée et de l’adoption de politiques protectionnistes.
Dans ce contexte, les vendeurs doivent soumettre leurs états financiers à des tests de résistance selon des scénarios prudents et être prêts à fournir des données fiables et des états financiers audités. Une certaine flexibilité est essentielle. Des clauses d’indexation sur le résultat, des paiements conditionnels et des clauses de réinvestissement partiel en capital peuvent combler les écarts d’évaluation et permettre d’assurer la survie d’une transaction.
Pour les acheteurs, la réussite de la transaction repose sur leur détermination et leur préparation. Ils doivent privilégier les secteurs dans lesquels ils disposent d’une expertise opérationnelle et s’assurer d’avoir une stratégie d’intégration bien définie au terme de la fusion. Devant le resserrement des conditions du financement par emprunt traditionnel, le recours au crédit privé ou à de nouvelles structures de transaction s’avère crucial. Si un ralentissement économique comporte des risques, il présente aussi des avantages stratégiques lorsque les transactions s’appuient sur un contrôle diligent rigoureux et une planification réfléchie.
Source
M&A activity slows as tariffs and uncertainty weigh on deals
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T4 2024 Bulletin
Principales transactions conclues ce trimestre grâce aux Services en fusions-acquisitions et marchés financiers de BDO
Tendances à surveiller
Baisses de taux de la Banque du Canada et marché des fusions-acquisitions en évolution
En juin 2024, la Banque du Canada a entrepris un cycle de détente monétaire après que son taux directeur a atteint un sommet de 5 %, du jamais vu en 23 ans. Depuis, les taux ont diminué de 200 points de base, ce qui témoigne d’un changement de stratégie attribuable à l’atténuation des pressions inflationnistes.
La réduction de 25 points de base de janvier correspondait aux attentes du marché. Toutefois, les commentaires de la banque centrale dépassaient le cadre des conditions économiques nationales. En effet, elle a insisté sur les risques venant de l’extérieur du pays, plus particulièrement les perturbations potentielles causées par les barrières tarifaires imposées par les États-Unis. Pour soutenir la reprise de l’économie après la stabilisation des prix, elle a jugé que la réduction de taux était nécessaire. Étant donné les incertitudes grandissantes sur le plan géopolitique, les décideurs sont toutefois demeurés prudents au sujet des mesures d’assouplissement futures.
Malgré plusieurs difficultés, les perspectives du secteur canadien des fusions-acquisitions semblent prometteuses pour 2025, entre autres en raison de l’inflation moins élevée, de la stabilisation des taux d’intérêt et des surplus constants de capitaux institutionnels. Les répercussions des baisses de taux varient toutefois selon qu’une entreprise souhaite vendre ou acheter.
Les diminutions de taux d’intérêt peuvent entraîner des évaluations plus élevées et élargir le bassin d’acheteurs potentiels. Comme les coûts d’emprunt ont reculé, les acquisitions sont encore plus intéressantes, ce qui fait croître la demande pour les cibles de haute qualité. Les entreprises fortement endettées bénéficieront de la réduction des frais d’intérêts. Leur situation financière, ainsi améliorée, les rendra plus intéressantes aux yeux des acheteurs. L’ensemble de ces facteurs augmente le pouvoir de négociation des vendeurs, ceux-ci pouvant demander des modalités plus avantageuses et optimiser les multiples d’évaluation.
Même si les faibles coûts d’emprunt représentent une occasion d’obtenir du financement à des conditions favorables, la concurrence plus vive risque de faire monter les prix d’acquisition. L’afflux des fonds de capital-investissement et d’acheteurs stratégiques pourrait entraîner une surenchère et rendre les évaluations plus excessives. Les acheteurs devront donc avoir des stratégies d’acquisition judicieuses et s’assurer de réaliser des contrôles diligents exhaustifs afin d’éviter de trop payer vu le marché hautement concurrentiel.
Cette année s’annonce synonyme d’occasions et de prudence. Pour les vendeurs, la préparation financière et le positionnement stratégique seront essentiels à l’optimisation des évaluations. Les acheteurs, quant à eux, devront respecter des stratégies d’acquisition judicieuses pour s’assurer de ne pas trop payer dans un contexte où la concurrence est de plus en plus vive.
Même si l’on s’attend à ce que la Banque du Canada poursuive l’assouplissement de sa politique monétaire, les incertitudes venant de l’étranger, en particulier les perturbations des échanges commerciaux, pourraient rendre la situation encore plus imprévisible. Les décideurs doivent adopter une approche équilibrée pour tirer profit des occasions tout en limitant les risques. Les entreprises bien informées qui s’adaptent facilement et sont proactives se trouveront en bonne posture pour tirer profit de l’évolution des conditions du marché.
Guerre commerciale et flux de transactions
La récente annonce du président des États-Unis, Donald Trump, au sujet de l’instauration de barrières tarifaires de 25 % sur les produits canadiens et mexicains ainsi que les mesures de représailles qui en découlent pourraient perturber fortement l’économie mondiale et la nôtre.
Selon Statistique Canada, en 2023, la valeur de nos exportations vers les États-Unis dépassait 594 milliards de dollars. De ce montant, plus de 43 % provenaient de six secteurs clés, soit la construction d’automobiles, la production et la transformation d’aluminium, l’aérospatiale, l’élevage d’animaux et la production agricole ainsi que l’extraction et le raffinage de pétrole et de gaz.
Les tensions commerciales et les incertitudes croissantes concernant les droits de douane ralentissent grandement les fusions-acquisitions transfrontalières.
À cause de ces incertitudes, les négociateurs adoptent une approche plus prudente. Les vendeurs reportent leurs transactions, tandis que les acheteurs potentiels pourraient exiger plus de temps pour effectuer leurs contrôles diligents ainsi que de meilleures protections, notamment :
- des clauses d’indexation sur le résultat et des paiements conditionnels pour atténuer les risques;
- des changements aux clauses portant sur les effets négatifs importants pour contrer les conséquences possibles des barrières tarifaires;
- des indemnités bonifiées pour répartir les risques en contexte de volatilité.
Malgré les défis, certains secteurs resteront résilients. Les sociétés fermées axées sur les services, peu touchées par les perturbations dans la chaîne d’approvisionnement transfrontalière ou bénéficiant d’un grand pouvoir de fixation des prix seront probablement moins fortement touchées. À long terme, la guerre commerciale pourrait aussi se traduire par des acquisitions transfrontalières stratégiques.
Au fil de l’évolution des politiques commerciales, les négociateurs devraient adopter des stratégies proactives pour atténuer les risques et miser sur de nouvelles possibilités.
- Mener des évaluations exhaustives des répercussions – Évaluer les risques réglementaires, financiers et opérationnels, y compris en ce qui concerne les politiques commerciales, ainsi que la fiscalité, la dépendance aux chaînes d’approvisionnement et la mobilité de la main-d’œuvre.
- Élaborer des plans d’atténuation judicieux – Pour faire preuve de résilience vis-à-vis des acheteurs potentiels, les vendeurs doivent énoncer clairement les stratégies adoptées pour soutenir et optimiser la valeur de l’entreprise malgré les incertitudes commerciales.
- Améliorer le processus de contrôle diligent – Pour évaluer les conséquences potentielles des scénarios sur les entreprises ciblées, les acheteurs doivent mettre en œuvre des stratégies de contrôle diligent fondées sur des données en insistant sur les flux de trésorerie, les risques liés aux évaluations et la durabilité à long terme.
- Faire appel à des conseillers de confiance – Collaborer avec des professionnels des fusions-acquisitions spécialisés en transactions transfrontalières, en fiscalité, en prix de transfert, en logistique et en optimisation de la chaîne d’approvisionnement pour mieux s’adapter au contexte commercial.
Étant donné que les politiques commerciales mondiales continuent d’évoluer, les stratégies en matière de fusions-acquisitions doivent demeurer flexibles. À court terme, les incertitudes liées aux droits de douane causent de la volatilité, mais, à long terme, elles pourraient se traduire par des occasions d’acquisitions et de restructurations stratégiques. Les entreprises qui s’adaptent de façon proactive seront en bonne posture pour tirer profit des dynamiques de marché émergentes et générer une croissance durable malgré une conjoncture de plus en plus complexe.
1 Perspectives des fusions et acquisitions au Canada pour 2025 : optimisme et complexité en vue
2 These industries would be hit hardest by Trump's 25% tariffs | Canadian Grocer
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T3 2024 Bulletin
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Maîtrise de l’inflation et réductions de taux anticipées
Tant au Canada qu’aux États-Unis, la maîtrise de l’inflation reste une préoccupation majeure. Après la montée en flèche faisant suite à la pandémie, du jamais-vu depuis les années 1980, les banques centrales ont procédé à de fortes hausses de leurs taux d’intérêt à partir de 2022. Toutefois, maintenant que l’inflation se stabilise, le vent tourne.
La Banque du Canada a procédé à quatre baisses consécutives de son taux directeur, la plus récente ayant eu lieu le 23 octobre, le ramenant à 3,75 %. De même, la Réserve fédérale des États-Unis a diminué ses taux de 50 points de base le 18 septembre, la fourchette se situant maintenant entre 4,75 et 5,00 %. Les signaux du marché indiquent que d’autres réductions pourraient suivre vers la fin de 2024 ainsi qu’en 2025, puisque l’inflation continue de se tempérer.
Les fusions-acquisitions du marché intermédiaire sont particulièrement sensibles aux variations des taux d’intérêt, puisqu’elles ont recours à du financement par emprunt. Les taux élevés en vigueur depuis 2022 ont retardé bon nombre d’opérations, les acheteurs étant aux prises avec du financement coûteux et les vendeurs devant modifier leurs attentes à l’égard des prix. Les baisses de taux prévues soulèvent toutefois un vent d’optimisme. Les réductions de taux sont synonymes de diminution des coûts d’emprunt, ce qui rend le financement plus intéressant pour les acheteurs. À mesure que l’inflation se stabilise et que les valorisations sont plus cohérentes, les acheteurs et les vendeurs pourraient constater un regain, surtout dans des secteurs comme les technologies et les soins de santé, qui ont pâti des coûts élevés du financement, mais ont maintenu des données fondamentales vigoureuses
Parallèlement au fléchissement des taux, les fonds de capital-investissement et les acheteurs stratégiques réintégreront le marché, ce qui se traduira par une reprise du flux des propositions d’investissement. Les acteurs du marché intermédiaire disposant d’une solide situation de trésorerie trouveront des occasions intéressantes de se procurer des actifs à un prix plus avantageux. En outre, les entreprises qui ont résisté aux taux élevés pourraient devenir des cibles de choix pour des fusions, puisque les fusions-acquisitions représentent un moyen de croissance ou de départ du propriétaire.
Malgré l’optimisme qu’inspirent les baisses de taux, les vendeurs ont tout intérêt à rester prudents. Les pressions inflationnistes, les risques géopolitiques et la conjoncture économique causent de l’incertitude qui pourrait encore faire dévier la trajectoire des politiques de la banque centrale. Les vendeurs doivent modérer leurs attentes et envisager d’autres structures pour leurs opérations, comme une clause d’indexation sur les bénéfices futurs ou le financement par le vendeur, afin de les faire progresser et d’atténuer les risques. Étant donné l’évolution des conditions sur les marchés, une certaine souplesse des structures sera essentielle pour que les vendeurs puissent obtenir des résultats favorables malgré les fluctuations des circonstances entourant le financement.
Changement générationnel : départ à la retraite des baby-boomers
Le vieillissement des baby-boomers transforme le contexte commercial au Canada, principalement celui des petites et moyennes entreprises. Il s’agit d’une des générations comptant le plus d’entrepreneurs, bon nombre de ses représentants ayant mis sur pied ou acquis une entreprise il y a plusieurs décennies et se trouvant maintenant à la veille de la retraite.
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante fait remarquer que près des trois quarts des propriétaires d’entreprise prévoient prendre leur retraite d’ici 2032. Toutefois, près de la moitié n’a pas encore établi de plan officiel de relève1. Un tel manque de préparation est la plupart du temps une question de valeur sentimentale, d’incertitude face à l’avenir et de difficulté à trouver un bon successeur.
Pour les vendeurs, les offres de retraite sont à la fois une occasion d’assurer leur sécurité financière et de préserver leur héritage, mais y parvenir avec succès est parfois plus difficile que prévu. Il existe souvent un écart entre les acheteurs et les vendeurs en ce qui concerne la valeur perçue de l’entreprise et les attentes de rendement futur, compte tenu du risque lié à la perte d’une personne clé. Pour surmonter de tels obstacles, les vendeurs doivent planifier la relève en amont grâce à l’aide de conseillers pour l’évaluation de la situation de l’entreprise sur le marché et la préparation de la vente. La planification de la relève permet également de structurer et de présenter l’entreprise de façon à l’aligner sur les réalités du marché et à attirer le bon acheteur.
Les vendeurs ont tout intérêt à envisager des structures flexibles pour leur opération, comme le financement par le vendeur, le roulement de la participation minoritaire ou la transition progressive par étapes. Ces stratégies permettent aux propriétaires de se retirer à un rythme convenable tout en assurant une certaine continuité. Pour un départ réussi, les vendeurs devront prendre des mesures tôt, planifier soigneusement et démontrer de la volonté à s’adapter à l’évolution des conditions du marché et des attentes des acheteurs.
Le départ à la retraite des baby-boomers ne constitue pas uniquement une étape importante pour les propriétaires. De leur côté, des secteurs entiers, comme la fabrication, la construction, le commerce de détail et les services professionnels, dont beaucoup comptent sur des entreprises familiales bien établies, connaîtront de grands bouleversements. La transition de propriété peut faire naître des occasions de croissance et d’investissement dans l’économie du marché intermédiaire au Canada, étant donné qu’elle attirera de nouveaux capitaux, des idées novatrices et des acheteurs stratégiques.
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T2 2024 Bulletin
Principales transactions conclues ce trimestre grâce aux Services en fusions-acquisitions et marchés financiers de BDO
Tendances à surveiller
Taux d’intérêt et multiplicateurs de marché
Les entreprises du marché intermédiaire qui envisagent de réaliser des fusions-acquisitions au Canada doivent absolument tenir compte de l’incidence des taux d’intérêt, qui ont atteint des sommets inégalés en plus de vingt ans en 2023. Le 5 juin, la Banque du Canada a relâché les pressions inflationnistes en faisant passer le taux préférentiel de 5 % à 4,75 %. Elle a encore réduit ce taux à 4,5 % le 24 juillet. Ces ajustements tiennent compte de la stratégie de la banque centrale pour soutenir la croissance économique dans un contexte d'évolution des dynamiques du marché, notamment en raison des changements à l'échelle du commerce mondial, des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement et de la fluctuation des prix des marchandises. Nous prévoyons que la Banque du Canada continuera de réduire progressivement ses taux jusqu’à la fin de 2024 et jusqu’en 2025.
Les taux d’intérêt élevés ont une incidence sérieuse sur les multiplicateurs de marché et la structure des opérations de fusions-acquisitions sur le marché intermédiaire. Ils augmentent le coût du capital, ce qui nuit aux mesures d’évaluation et accroît les risques liés aux acquisitions. Ils peuvent également freiner l’activité économique et éroder la confiance des investisseurs en limitant les investissements et les dépenses de consommation. En revanche, des taux d'intérêt plus faibles stimulent la demande et la croissance économique en réduisant les coûts d'emprunt, en favorisant les investissements et en rehaussant la confiance des consommateurs.
Les entreprises du marché intermédiaire qui réalisent des fusions-acquisitions doivent entreprendre des discussions stratégiques pour estimer les répercussions de ces variables sur les négociations et l’investissement. Il leur faut gérer les risques associés aux coûts de financement accrus et en évaluer l’incidence potentielle sur les prévisions en matière de flux de trésorerie, de bénéfices et de viabilité de la transaction.
L’information assortie de mesures proactives est essentielle pour adapter les stratégies qui permettront de tirer parti des occasions de croissance à long terme dans un contexte de fluctuations économiques. Les autres options de financement, l’ajustement des modèles d'évaluation et la surveillance des indicateurs macroéconomiques qui pourraient avoir une incidence sur la fluctuation des taux d’intérêt doivent être pris en compte. Ce faisant, les parties prenantes peuvent aborder avec une plus grande confiance et une meilleure vision stratégique l’univers des fusions-acquisitions sur le marché intermédiaire.
Croissance modeste prévue après le ralentissement économique de 2023
Après le ralentissement économique de 2023, les perspectives du deuxième semestre de 2024 laissent entrevoir une croissance modeste pour le secteur des fusions-acquisitions sur le marché intermédiaire canadien. Plusieurs facteurs expliquent cette prévision, notamment le recul de l’inflation et la baisse stratégique des taux d’intérêt de la Banque du Canada, qui permettront de relancer l’activité économique sans raviver les pressions inflationnistes.
Malgré ces indicateurs favorables, la croissance prévue pour 2024 devrait être modérée, mais n’atteindra certainement pas les sommets constatés pendant la période 2021-2022. La modestie de cette croissance reflète une stabilisation élargie de l’économie sous l’influence des taux d’intérêt élevés et des dépenses de consommation prudentes.
Au début de 2024, l’économie canadienne a connu un léger rebond qui s’est traduit par une augmentation de la consommation des ménages. Cependant, cet élan devrait s’amenuiser en raison des coûts d'emprunt élevés et de la réduction progressive du coussin financier liée à la pandémie. De plus, la croissance semble dépendre des incertitudes engendrées par les risques géopolitiques qui résultent des conflits en cours, des tensions commerciales et des fluctuations des prix des marchandises, surtout dans le secteur du pétrole et du gaz.
Dans un tel contexte, les activités de fusion-acquisition sur le marché intermédiaire doivent prendre en compte ces perturbations économiques pour qu'un équilibre entre les occasions qu'offrent les baisses de taux stratégiques et les pressions économiques externes soit atteint. Si la croissance semble être au rendez-vous, elle demeure timide et graduelle. Aussi, les parties prenantes du marché doivent avoir recours à une planification stratégique et faire preuve d’adaptabilité.
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T1 2024 Bulletin
Principales transactions conclues ce trimestre grâce aux Services en fusions-acquisitions et marchés financiers de BDO
Tendances à surveiller
Consolidation de la position des fusions-acquisitions dans le marché intermédiaire
Au chapitre des fusions-acquisitions, le marché intermédiaire s’est bien défendu et affiche un rendement impressionnant par rapport à celui des autres marchés.
En effet, le volume total de transactions a connu un fort recul de 29 % en 2023, et 84 % des transactions conclues par des fonds de capital-investissement du marché intermédiaire avaient une valeur inférieure à 25 millions de dollars. Notons que 10 % de ces transactions se situaient dans la fourchette comprise entre 25 et 100 millions de dollars, tandis qu’une poignée dépassait la barre des 100 millions.
Dans un contexte d’incertitude et de volatilité généralisées, le marché intermédiaire continue de représenter une valeur sûre aux yeux des investisseurs en quête de croissance durable.
Source : CVCA Canadian Private Equity Market Overview, Capital IQ
Concurrence accrue entre les fonds de capital-investissement et les acheteurs stratégiques
Les fonds de capital-investissement se préparent à une concurrence plus soutenue en 2024.
En raison du faible volume de transactions et du resserrement de leurs critères d’investissement, ils disposaient d’une réserve de capital mondiale de quelque 2,6 billions de dollars américains à la fin de 2023. Ils s’apprêtent maintenant à livrer une concurrence accrue aux acheteurs stratégiques. Après cette période de ralentissement, ils doivent en effet déployer rapidement le capital précédemment mobilisé, car bon nombre d’entre eux entament la deuxième moitié de leur cycle de financement. L’objectif fondamental reste le même : offrir des rendements intéressants aux investisseurs, ce qui devrait dynamiser le marché et stimuler la concurrence. Compte tenu de cette dynamique, les investisseurs doivent faire preuve de prudence, examiner attentivement les mesures d’évaluation et peaufiner leurs stratégies de négociation pour tirer parti des occasions qui se présentent à eux.
Source : Capital IQ