Le budget 2017 vise à transformer le protectionnisme américain en avantage pour le Canada

30 mars 2017

NTL_Tax_30Mar17_Protectionism_Landing.jpg

Comme le président Trump a promis de faire passer les États-Unis en premier dans sa politique économique (America First), le Canada pourrait devenir plus attrayant sur le plan des investissements pour le marché mondial. Mike Gillespie, associé et chef national des services au secteur de la fabrication, a traité de cette position protectionniste dans son article 2016: A New Age of Protectionism. 

Avant de savoir ce que le président Trump proposerait, Mike Gillespie a indiqué : « L’année à venir s’annonce incertaine pour les exportateurs canadiens et les fabricants exportateurs, ne serait-ce que parce que la volatilité est plus forte qu’à l’habitude en raison des changements aux pratiques commerciales
internationales. » 

Comme le budget fédéral de 2017 adopte une attitude attentiste à l’égard de l’impôt, cette incertitude sera-t-elle un facteur de réussite pour l’économie canadienne? 

« Lorsqu’on examine la conjoncture mondiale, on constate que les États-Unis se sont retirés du Partenariat transpacifique (PTP), qu’ils ont menacé de rompre l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et qu’ils ne semblent pas enclins à négocier avec l’Europe », a fait remarquer John Wonfor, associé et chef des services mondiaux en fiscalité de BDO. 

« Le Canada a adopté une approche différente. Nous sommes signataires du PTP. Nous avons conclu un accord de libre-échange avec l’Europe. Nous voulons améliorer l’ALENA, et non le détruire. L’économie se mondialise et le flux des échanges évolue. La croissance de la classe moyenne en Chine et en Inde offre d’excellentes perspectives aux entreprises canadiennes. Au même moment, les entreprises asiatiques investissent dans les pays occidentaux. Le Canada se voit offrir une véritable occasion de tisser des liens là où les États-Unis bâtissent des murs. » 

La stabilité politique du Canada ainsi que son solide système financier et ses systèmes d’éducation et de soins de santé efficaces font de ce pays un endroit de choix pour réaliser des affaires. Le Canada est de plus en plus perçu comme étant une bonne solution de remplacement aux États-Unis pour l’investissement des multinationales. Ce budget maintient essentiellement le statu quo et positionne le Canada comme une solution intéressante pour remplacer les États-Unis pour les multinationales qui désirent investir en Amérique du Nord.
« Pour les entreprises, le climat fiscal canadien est actuellement concurrentiel par rapport à celui des États-Unis. Notre taux d’imposition des sociétés est inférieur à celui des États-Unis et se situe au milieu du peloton à l’échelle mondiale. Le budget a maintenu ce taux, ce qui est avantageux pour le moment, a indiqué Mike Gillespie. Le reste du monde abaisse les taux d’imposition des sociétés. Le Canada doit examiner son système d’imposition des sociétés et s’assurer qu’il demeure concurrentiel. Le gouvernement doit être très prudent pour s’assurer de maintenir sa position concurrentielle pour l’avenir. »

Pour en savoir plus : Analyse du budget fédéral de 2017 pour les sociétés privées du Canada

L’annonce dans le budget d’un plan pour l’innovation et les compétences qui se concentre à définir et perfectionner les compétences dont les sociétés canadiennes ont besoin ainsi que d’un système d’entrée express pour accélérer l’entrée des travailleurs étrangers hautement qualifiés au Canada sont des moyens qu’adoptent le gouvernement pour tenter de maintenir la position concurrentielle du Canada et rendre le pays avantageux pour les investissements étrangers. « C’est très différent de ce qui se passe au sud de la
frontière », a affirmé John Wonfor.

« L’un des problèmes les plus importants auxquels font face les entreprises de nos jours est d’attirer et retenir le personnel compétent, a indiqué Mike Gillespie. Comme la fabrication de pointe acquiert de l’importance à l’échelle mondiale, il est essentiel que le gouvernement se concentre sur l’innovation et le perfectionnement des compétences. »

Même si le budget est possiblement moins radical que prévu, c’est probablement avantageux dans un contexte mondial en pleine évolution. « Le gouvernement n’a pas voulu trop présumer de sa situation, a observé John Wonfor. Cette prudence pourrait aider le Canada à devenir encore plus attrayant pour les investissements étrangers. »

Consultez le webinaire de BDO Budget 2017: Business as usual? (en anglais seulement) pour connaître d’autres répercussions du budget fédéral. Si vous avez des questions au sujet du budget fédéral et des répercussions qu’il pourrait avoir sur votre entreprise, veuillez communiquer avec votre bureau local de BDO.


L’information contenue dans cette publication est à jour en date du 27 mars 2017.

Cette publication a été préparée avec soin. Cependant, elle n’est pas rédigée en termes spécifiques et doit seulement être considérée comme des recommandations d’ordre général. On ne peut se référer à cette publication pour des situations particulières et vous ne devez pas agir ou vous abstenir d’agir sur la base des informations qui y sont présentes sans avoir obtenu de conseils professionnels spécifiques. Pour évoquer ces points dans le cadre de votre situation particulière, merci de contacter BDO Canada s.r.l./S.E.N.C.R.L./LLP. BDO Canada s.r.l./S.E.N.C.R.L./LLP, ses partenaires, collaborateurs et agents n’acceptent ni n’assument la responsabilité ou l’obligation de diligence pour toute perte résultant d’une action, d’une absence d’action ou de toute décision prise sur la base d’informations contenues dans cette publication.

Notre site utilise des témoins nous permettant de vous offrir un service plus réactif et personnalisé. En consultant notre site, vous acceptez l'utilisation des témoins. Veuillez lire notre déclaration de confidentialité pour en savoir plus sur les témoins que nous utilisons et sur la façon de les bloquer ou de les supprimer.