Lorsque la digue cède, les risques inondent votre entreprise

juillet 2017

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De nombreuses entreprises canadiennes se remettent du dernier choc imposé par mère Nature, tandis que d’autres en profitent pour mieux se préparer à de telles situations. Les fortes inondations du mois dernier qui ont touché plusieurs parties du pays ne sont que le dernier élément d’une série d’événements qui pourraient être indicateurs d’une nouvelle tendance, selon le secteur de l’assurance du Canada.

Le Bureau d’assurance du Canada a signalé un montant record de 4,9 milliards de dollars de dommages assurés liés à des catastrophes naturelles en 2016.

Selon le Bureau d’assurance du Canada, les dépenses nationales du gouvernement fédéral destinées à soulager les sinistrés sont passées de 40 millions de dollars dans les années 1970 à 100 millions de dollars, en moyenne par année, dans les années 1990. De 2010 à 2016, les dépenses du gouvernement fédéral pour soulager les sinistrés ont augmenté davantage, atteignant plus de 600 millions de dollars par année en moyenne. En 2013, les dépenses du gouvernement fédéral avaient atteint un niveau record : 1,4 milliard de dollars.

À l’échelle mondiale, les catastrophes naturelles constituent également un problème important, qu’il s’agisse d’inondations, d’incendies, d’ouragans ou d’éruptions volcaniques ou d’autres désastres. En 2016, les pertes économiques totales découlant de catastrophes naturelles ou d’origine humaine se sont chiffrées à 158 milliards de dollars américains à l’échelle mondiale, selon une étude sigma de Swiss Re, une publication européenne du secteur de l’assurance.

Catastrophe de 2011 : Le village mondial réplique

À vrai dire, les inondations de cette année, au Canada, ne sont que la pointe de l’iceberg en matière de risques. Il y a six ans, les constructeurs d’automobile du monde entier avaient reçu un avertissement retentissant.

Tout d’abord, en mars, le tremblement de terre et le tsunami à Tohoku avaient frappé le Japon, heurtant la capacité de ses fabricants et créant une onde de choc qui devait frapper le monde entier. Ensuite, en juillet, des inondations dévastatrices en Thaïlande avaient souligné à nouveau l’interconnectivité de nos économies; les sociétés du monde occidental avaient éprouvé des difficultés à approvisionner leurs systèmes de base dans plusieurs secteurs, notamment celui de l’automobile.

Pour de nombreux observateurs, il est devenu évident que les stratégies d’approvisionnement des stocks fondées sur le « régime minceur » avaient causé des dommages. En ciblant l’efficacité financière, les entreprises avaient réduit leur marge d’erreur.

La croissance des interactions mondiales n’a fait qu’accentuer le risque, alors que les entreprises canadiennes avaient perdu le contrôle sur les chaînes d’approvisionnement encore plus vulnérables, ce qui a entraîné des perturbations.

En réponse aux deux catastrophes, de nombreuses sociétés ont changé de cap. De l’augmentation des stocks à la diversification de la production en passant par l’uniformisation des pièces, elles se sont adaptées en mettant en œuvre de nouvelles approches de gestion des risques.

Néanmoins, le fait de gérer le risque ne permet pas de l’éliminer. Pour les entreprises qui dépendent de chaînes d’approvisionnement mondiales, le risque est devenu beaucoup plus complexe.

Aucun risque en vue, aucun risque à craindre?

Malgré les nombreux risques, les données semblent dresser un portrait édulcoré de la situation, du moins au sein de la population canadienne en général. Une étude a été réalisée en avril par l’University of Waterloo auprès de Canadiens vivant dans des zones désignées par le gouvernement fédéral comme étant à risque élevé d’inondation. Seulement 25 pour cent des personnes interrogées réalisaient qu’elles étaient vulnérables et uniquement six pour cent savaient qu’elles étaient situées dans des zones inondables.

Au sein de la communauté des affaires, les « leaders » reconnaissent de plus en plus que la responsabilité ultime de la gestion des risques incombe aux dirigeants. Dans son rapport mondial Global Risk Landscape 2017 report (ce rapport est offert en anglais seulement), BDO a sondé 500 hauts dirigeants et experts de 55 pays, et certains résultats de cette étude sont surprenants.

Selon 72 pour cent des répondants, les risques à l’échelle mondiale sont plus élevés qu’auparavant. Dans le sondage de l’an dernier, la perception du risque se situait à 87 pour cent, et ce, malgré l’instabilité politique, sociale et économique accrue.

La réaction face à une catastrophe naturelle

La vigueur d’une organisation est mise à l’épreuve en temps de crise, mais lorsque les affaires retrouvent leur cours normal (ou du moins, presque normal), les besoins à long terme, réaffirmeront leur prépondérance.

Pendant la période des impôts, les pertes de stocks doivent être examinées par des professionnels indépendants qui ont acquis l’expérience nécessaire pour le territoire en question, qu’il s’agisse du Canada, des États-Unis, du Mexique ou d’un autre pays.

Une catastrophe naturelle peut vous forcer à poser des questions essentielles. Vous aviez probablement déjà un plan de continuité des activités en place, mais une catastrophe fournit des données réelles pour appuyer l’efficacité du plan ou révéler ses éléments inadéquats.

Comment vous adapterez-vous si un fournisseur est touché par un ouragan? Combien de temps votre entreprise peut-elle être opérationnelle de façon concurrentielle sans avoir recours à une autre option? Si vous êtes forcé de ralentir la production, comment communiquerez-vous le message?

De nombreuses sociétés ont décidé de modifier leur stratégie après les catastrophes de 2011, mais d’autres ont choisi de bricoler une solution. Certains hauts dirigeants ont examiné leur approche initiale consistant à conserver un minimum de stocks et ont décidé de se cantonner sur leur position. Selon eux, le coût supplémentaire ne peut simplement pas être justifié. Certains choisissent donc de réagir autrement.

Quelle que soit la solution retenue, l’évaluation était essentielle. Aggraver une catastrophe naturelle par l’indifférence humaine est un risque qui n’en vaut pas la peine.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la façon dont l’équipe des services-conseils en gestion de risques de BDO peut vous aider à gérer le risque lié aux catastrophes naturelles, communiquez avec notre associé national des services-conseils en gestion de risques, David Prime.