Internet à haut débit : pourquoi la vitesse est-elle vitale?

mars 2017

Central-Group_Toronto_21Mar17_LandingBanner_679x220_Broadband.jpg

Cette question de plus en plus pressante touche la population de chaque ville et village du Canada.

En matière d’Internet à haut débit, la règle du jeu pour les collectivités et leurs résidents est la vitesse. Après tout, elle est une source d’information et d’activités commerciales, en plus de servir d’épine dorsale aux services communautaires et aux interactions personnelles.

Toutefois, il existe des disparités importantes en matière d’accès et de capacité entre les grandes agglomérations et les petites collectivités ou les régions rurales. La valeur socioéconomique de la connectivité haute vitesse explosera au cours des dix prochaines années, et si nous n’agissons pas maintenant, ces disparités risquent de s’accroître et d’entraîner des conséquences encore plus graves.

Le gouvernement fédéral a alloué une enveloppe de 500 millions de dollars pour mettre en place ou améliorer l’accès à Internet à haut débit dans les collectivités rurales et éloignées. Certains volets de ce financement doivent être mis en place au plus tard le 20 avril dans le cadre du programme « Brancher pour innover », offert par l’intermédiaire d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE). Ce programme a été lancé dans la foulée de la déclaration du CRTC selon laquelle Internet à haut débit est un service de télécommunication de base que le secteur doit mettre à la disposition de tous les Canadiens.

L’Internet des objets sera déployé dans un avenir proche, où le foyer canadien moyen comptera entre dix et quinze fois plus d’appareils connectés. Déjà, l’accès à Internet à haut débit est essentiel à la fourniture de soins de santé et des services sociaux, à la prestation et à la qualité de l’enseignement, à la création d’emplois et à la compétitivité de l’économie canadienne, et cette tendance ne fera qu’accélérer. Les collectivités seront défavorisées dans tous ces domaines si elles n’offrent pas un accès équitable.

Un exemple de cette tendance est le concept de « ferme branchée », qui se profile déjà à l’horizon. Dans ce type de ferme, chaque vache est branchée à un dispositif qui contrôle son état de santé, son activité et son développement. Chaque tracteur est relié à un réseau sans fil diffusant la météo, les renseignements sur les marchés et les actualités financières en direct. Des dispositifs de surveillance des champs compilent l’état du sol et la santé des cultures tout en décelant les problèmes potentiels. Les environs des bâtiments font l’objet d’un suivi et d’un contrôle à distance. D’ici quelques années seulement, le secteur agricole canadien devra compter sur ce groupe de communications à haute vitesse pour demeurer concurrentiel sur les marchés mondiaux.

Ce principe s’appliquera non seulement à l’agriculture, mais également aux secteurs de la fabrication, des transports, du commerce de détail et de l’énergie, pour ne nommer que ceux-là. L’accès à Internet à haut débit demeurera un élément vital à leur compétitivité.

Chez BDO, nous accompagnons les entreprises et les collectivités de toutes tailles, ce qui nous permet de constater les effets concrets des disparités en matière d’accès (et de performance) sur la prospérité. Les collectivités sans accès à Internet à haut débit perdront des investissements et des emplois, ce qui peut entraîner l’érosion de leur assiette fiscale et de leur population.

Pour stimuler l’action à cet égard, nous avons récemment publié une prise de position qui établit la preuve qu’Internet à haut débit devrait être déclaré un service public essentiel, et qu’un accès équitable devrait être envisagé comme un droit inscrit dans la Charte des droits et libertés pour tous les Canadiens. Cette prise de position va beaucoup plus loin que celle du CRTC et constitue une étape cruciale pour préserver notre réputation internationale en matière d’innovation et de compétitivité.

Pour protéger l’avenir de nos collectivités, les administrations municipales doivent impérativement appliquer une planification proactive à long terme pour faire les investissements nécessaires. La planification commence par une prise de conscience de l’importance de cet enjeu. Si l’on attend que le problème devienne évident, il pourrait être trop tard ou la solution pourrait s’avérer beaucoup plus coûteuse. D’autres collectivités et d’autres pays auront déjà pris les devants et récolteront les fruits de leurs investissements.

Les parties prenantes, peu importe leur palier, devraient traiter cette question essentielle comme tel.

Les gouvernements fédéral et provinciaux doivent adopter une approche de financement tous azimuts pour étendre le programme à toutes les collectivités canadiennes, à l’exception des grands centres urbains. Les collectivités rurales et éloignées comptent parmi les priorités en matière d’accès à Internet à haut débit, et pourtant, les petites et moyennes villes ne sont pas épargnées. En plus de financer le rayonnement de la fibre optique dans les collectivités, les gouvernements doivent faire respecter la libéralisation de l’accès aux infrastructures pour assurer l’efficacité à long terme des investissements à cet égard.

Les municipalités, les administrations régionales et les groupes de défense doivent prendre les devants, c’est-à-dire se familiariser avec la situation en matière d’accès à Internet à haut débit dans leurs collectivités et obtenir les fonds nécessaires pour apporter des améliorations nécessaires dans leur région.

Les résidents doivent insister auprès de leurs représentants politiques sur l’importance de cette question et leur demander d’intervenir dans le cadre de leur mandat. Trop souvent, les administrations ignorent que la qualité actuelle du service entrave la productivité et la performance économique, ou encore, elles croient à tort qu’il n’existe pas de solution simple à leur problème.

De leur côté, les fournisseurs d’accès doivent donner leur appui et leur confiance aux règles sur l’accès libre à Internet qui, si elles sont appliquées uniformément, créeront des débouchés et de nouveaux marchés pour le secteur et favoriseront un environnement concurrentiel ouvert et équitable.

L’accès à Internet à haut débit est déjà un service essentiel et il le sera encore plus au cours des prochaines années. Nous devons agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec votre bureau local de BDO ou Carlo Mariglia.